Burkina Faso

Burkina Faso Message Update : Une recrudescence des incidents sécuritaires affectant négativement les moyens d’existence des ménages

Format
Situation Report
Source
Posted
Originally published
Origin
View original

Attachments

Messages clés

Malgré une prévision de production céréalière nationale 16 pour cent supérieure à la moyenne, des baisses entre 19 et 38 pour cent sont enregistrées dans certaines provinces du Nord et de l’Est où l’accès des ménages aux champs a été réduit du fait de l’insécurité et des déplacements de populations. Dans les provinces de forte présence de déplacés, notamment le Loroum, le Soum, de l’Oudalan, le Séno, le Sanmatenga, au moins 20 pour cent des populations continuent d’avoir une consommation alimentaire limite et des moyens d’existence en crise (DGSS/MAAH, enquête sécurité alimentaire, octobre 2020). A l’exception du Sanmatenga ou l’assistance atteint 20 pour cent de la population, dans les autres provinces elle a été plus faible, exposant ainsi les ménages pauvres hôtes et PDI à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC).

La situation sanitaire est globalement sous contrôle avec 134 cas actifs de COVID-19 en traitement à la date du 21 novembre. Par contre depuis le mois d’octobre, la situation sécuritaire est marquée par une recrudescence des menaces et attaques terroristes en particulier dans les régions du Sahel, du Centre-Nord et de l’Est et de la Boucle du Mouhoun. Les incidents sont quasi quotidiens et plus de 50 civiles et militaires ont été tués depuis ce temps (WANEP, rapports hebdomadaires). Outre les mouvements limités et les déplacements spontanés de populations, la multiplication des pillages de bétail et de boutiques et les restrictions d’accès aux marchés réduisent l’accès aux sources typiques de revenus pour les ménages pauvres, surtout dans les communes frontalières au nord.

Avec les récoltes en cours, les prix des céréales de base ont entamé des baisses saisonnières à l’exception des hausses entre 12 et 26 pour cent observées sur les marchés de Arbinda, Djibo, Sebba, Fada et Gayéri par rapport à la moyenne. De même, la disponibilité de ressources pastorales similaire ou supérieure à la moyenne, permet aux animaux d’avoir un bon état physique. Cependant, la hausse des offres sur les marchés des zones de forte présence de PDI et la baisse de la fréquentation de ces marchés par les acheteurs étrangers, entrainent des baisses (10 à 18 pour cent) des prix des petits ruminants par rapport à la moyenne, en particulier sur les marchés de Kaya, Youba, et Bogandé. Par contre, pour la race sahélienne la plus demandée, les prix sont stables ou en hausse entre 12 et 27 pour cent sur les marchés de Djibo, Dori et Gorom-Gorom, favorisant l’accès alimentaire des ménages pastorales. Néanmoins, la baisse saisonnière des prix des céréales de base, favorise des termes de l’échange stables ou en hausse comparé à leurs valeurs de référence normale.