Burkina Faso

Burkina Faso Message Update : La situation sécuritaire demeure préoccupante dans les communes frontalières du nord, janvier 2021

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Key Messages

  • Bien que les incidents sécuritaires aient baissé dans l’ensemble depuis décembre par rapport aux mois précédents de l’année, les communes frontalières de l’extrême-nord continuent de subir les incursions de groupes armés. Depuis décembre, les exactions de ces groupes ont entrainé de nouveaux déplacements de populations vers les centres urbains proches. Les dispositifs RRM des ONGs humanitaires ont rapporté environ 1281 dans la province du Yatenga, 816 dans le Yagha, 1263 dans le Gourma, 2002 dans l’Oudalan. Les groupes armés exercent aussi des pillages de réserves alimentaires et de bétail, ce qui poussent les éleveurs à anticiper le déstockage de leurs animaux et à migrer vers les zones plus sûres. La dégradation des moyens d’existence et de la consommation alimentaire exposent les ménages des provinces de forte présence de PDI (Soum, Séno et Oudalan) à l’insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC), à l’exception du Sanmatenga où la régularité de l’assistance favorise une situation de Stress (phase 2 ! de l’IPC).

  • La relative accalmie des incidents sécuritaires depuis octobre a favorisé l’approvisionnement des principaux marchés en céréales de base et les prix sont stables comparés à la moyenne quinquennale à l’exception des hausses légères à modérées observées sur les marchés de Arbinda (16 pour cent pour le sorgho et 28 pour cent pour le mil), de Markoye (21pour cent pour le sorgho et 18 pour cent pour le mil) dans la région du Sahel en raison des disponibilités inférieure à la moyenne et de la hausse de la demande liée à la présence des PDI . Aussi, en dépit des contrôles de prix effectués par le gouvernement, les comportements spéculatifs des commerçants attribués au COVID-19 entrainent des hausses de 12 à 16 pour cent pour les céréales en particulier sur le marché de la capitale.

  • Au niveau des marché à bétail, l’accroissement de la demande en faveur des fêtes de fin d’année a favorisé une hausse des prix par rapport à la moyenne quinquennale sur les marchés de Dori et de Djibo : respectivement de 6 et 10 pour cent pour les bovins, 16 et 19 pour cent pour les ovins et 7 et 23 pour cent pour les caprin. Les termes de l’échanges restent favorables aux éleveurs. Cependant, en raison des déstockages antérieurs et des difficultés d’accès du fait de l’insécurité, les offres sont en baisse sur le marché de Djibo de 35 pour cent pour les bovins et 12 pour cent pour les petits ruminants. Par contre sur le marché de Dori, les offres sont en légère hausse du fait de la présence plus importante du bétail du Niger.

  • La pandémie de COVID-19 continue de se propager dans le pays avec une augmentation des transmissions communautaires depuis le mois d’aout. Le cumul de cas confirmés et de 9857 à la date du 21 janvier dont 1867 cas actifs et 107 décès. Malgré cette situation préoccupante les mesures de prévention en vigueur se limitent au respect des mesures barrières, mais très peu suivies par la population. Cette persistance de la pandémie reste défavorable à la conjoncture économique nationale. Déjà à la fin du troisième trimestre, les opérateurs économiques faisaient face à des tensions de trésorerie et estimaient une baisse de la production, des recettes et des effectifs employés par rapport au trimestre précédent et aussi comparé à la même période l’année passée en raison du renchérissement des approvisionnements locaux et importés (INSD, opinions des chefs d’entreprise sur la conjoncture).