Burkina Faso

Burkina Faso: Enquête Nutritionnelle Nationale 2016

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Au Burkina Faso la malnutrition constitue un problème de santé publique du fait de son ampleur et de sa sévérité. Afin de lutter efficacement contre ce mal, le Gouvernement à travers le Ministère de la santé en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers ont conjugué leur effort en mettant en place un mécanisme de surveillance par la réalisation annuelle d’enquêtes nutritionnelles nationales selon la méthodologie SMART depuis 2009.

La présente enquête, qui a eu une représentativité régionale dans les 13 régions, s’est déroulée du 08 au 25 Septembre 2016. Elle vise à fournir non seulement des données actuelles sur la situation nutritionnelle et sur la morbidité, mais aussi sur les pratiques d’alimentation chez le nourrisson et le jeune enfant (ANJE) et la couverture en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois et en déparasitage chez les 12-59 mois.

Au niveau national les prévalences de la malnutrition aiguë, de la malnutrition chronique et de l’insuffisance pondérale sont respectivement de 7,6 %, 27,3 % et 19,2 % selon la référence OMS 2006. Ces prévalences sont à la baisse depuis 2009. En effet, la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 11,3% en 2009 à 7,6% en 2016 ; celle de la malnutrition chronique est passée de 35,1% en 2009 à 27,3 % en 2016. Quant à l’insuffisance pondérale, sa prévalence est passée de 26% en 2009 à 19,2% en 2016. Les couvertures en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois et en déparasitage chez les 12-59 mois étaient respectivement de 86,5 % et 83,7%. Selon les résultats de l’enquête, 1,2 % des enfants de 0-59 mois souffrent de surcharge pondérale dont 0,3% d’obésité. Cette prévalence cache des disparités d’une région à l’autre. En ce qui concerne les pratiques d’ANJE, au niveau national, 46,6 % des enfants ont été mis au sein dans l’heure suivant leur naissance et 89,2 % d’entre eux ont bénéficié du colostrum. Le taux de l’allaitement maternel exclusif est de 55,0 % et 98,9 % des enfants de 12-15 mois sont toujours allaités. A l’échelle du pays 73,5 % des enfants de 6 – 8 mois reçoivent une alimentation de complément conformément à la recommandation.

Par ailleurs, 20,9 % des enfants de 6 – 23 mois reçoivent le nombre de repas ainsi que le nombre de groupe d’aliments minimum recommandé par jour. Cette proportion est de 21,5 % pour les enfants allaités et de 14,9 % pour les enfants non allaités. Au regard de ces résultats, les actions et les stratégies entreprises doivent être renforcées afin de maintenir les acquis et réduire considérablement les prévalences de la malnutrition sous toutes ses formes.