Burkina Faso

Burkina Faso : Analyse IPC de la malnutrition aiguë mise à jour situation projetée (Avril – Juillet 2020)

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Situation nutritionnelle des zones dites d’insécurité civile en 2020 actualisées dans le contexte de la COVID-19

Vue d’ensemble

Sévère à quel point ? Combien ? Et quand ? L’ensemble des 29 provinces (réparties dans 7 régions) analysées en janvier 2020 a été actualisée en mai 2020 par suite de l’apparition de la pandémie COVID-19. Il s’agit des zones où habituellement la situation de la malnutrition aiguë apparaissait comme inquiétante entre le mois d’août et le mois de novembre 2019 et coïncidant avec la période de soudure (juillet - septembre 2020). Au total, il est estimé que 37 2035 enfants âgés de 6 à 59 mois souffriront de malnutrition aiguë durant l’année 2020 dans ces 7 régions sur la base des résultats de l’enquête nutritionnelle nationale (SMART) réalisée entre octobre et novembre 2019.
Pour la situation projetée 2 objet de l’actualisation, elle couvre la période allant d’avril à juillet 2020.

Où ? L’analyse révèle une détérioration de la situation nutritionnelle sur l’ensemble des provinces à la période de avril - juillet en raison de la saison de soudure agricole et de la persistance des effets du COVID-19 et l’impact de l’insécurité civile. En effet, pour la situation projetée qui fait objet de l’ actualisation (avril - juillet 2020), sur les 29 provinces analysées 4 provinces que sont le Seno, le Soum, l’Oudalan et le Yagha ont été classées en situation Critique (IPC Phase 4) ; 11 provinces ont été classées en situation Sérieuse (IPC Phase 3) ce sont les provinces du Sanguié, du Gourma, de la Kossi, du Nayala, du Sourou, du Zandoma, du Namentenga, du Loroum, du Yatenga, du Bam et du Sanmatenga et 14 provinces ont été classées en situation d’Alerte (IPC Phase 2) à savoir le Mouhoun, les Banwa, les Bâlés, le Ziro, le Boulkiemdé, le Sissili, le Passoré, la Gnagna, la Tapoa, la Komandjoari, la Kompienga, le Boulgou, le Koulpèlgo et le Kouritenga.

Pourquoi ? Les facteurs contributifs majeurs à la malnutrition aigüe varient d’une unité d’analyse à une autre, cependant nous pouvons retenir : les mauvaises pratiques de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE), les prévalences élevées des morbidités infantiles (paludisme, fièvre, diarrhée, rougeole et IRA), les mauvaises conditions d’hygiène (inaccessibilité à des installations d’assainissement) et la faible couverture des installations d’accès à l’eau potable. Les effets négatifs de la situation sécuritaire, cause des déplacements massifs de population (Nord, Sahel, Centre nord, Boucle du Mouhoun, Est), des conflits intercommunautaires, la fermeture/dysfonctionnement des structures de santé et l’impact négatif de la COVID-19 sur l’offre de soins de santé et l’accès à l’alimentation.