Informations clés sur l’évolution du contexte (avril – mai 2025)
Bénin :
L’un des faits marquants de cette période a été l’attaque coordonnée de groupes armés non étatiques contre l’armée béninoise, ayant causé la mort de 54 militaires le 17 avril. La période a aussi été marquée par une multiplication des incidents aux postes de contrôle, impliquant des personnes soupçonnées de fournir du carburant à des groupes armés non étatiques. Le nouveau Code électoral continue de susciter les critiques de l’opposition et de la société civile. La conférence épiscopale est revenue sur le sujet à la fin du mois de mai, recommandant des actions concrètes pour garantir des élections inclusives, transparentes et apaisées. Le Président du Niger, Abdourahamane Tiani, a annoncé que la frontière avec le Bénin resterait fermée jusqu'à nouvel ordre, évoquant la présence de "troupes françaises déstabilisatrices".
Côte d’Ivoire
La tendance sécuritaire demeure stable, avec un seul incident rapporté, en cohérence avec les périodes précédentes. Fin d'avril, les forces armées de Côte d’Ivoire ont arrêté deux membres d’un groupe armé non-étatique, après qu’ils ont franchi illégalement la frontière et pénétré le territoire ivoirien. Les tensions préélectorales persistent, alors que plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées à Abidjan après le retrait de Tidjane Thiam du registre électoral sur le fondement de sa nationalité les 3 et 4 mai. Le 31 mai une mobilisation a été organisée pour contester l'exclusion de figures clés de l'opposition du scrutin présidentiel. Les tensions entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso se sont intensifiées lorsque le ministre burkinabé de la sécurité a annoncé qu'un coup avait été déjoué, désignant le Côte d'Ivoire comme base d'opérations.
Ghana
Le conflit de chefferie à Bawku perdure et se manifeste par des affrontements sporadiques entre milices communautaires et forces de l’ordre, entraînant la mort de plusieurs civils.
Togo
Des incidents sécuritaires ont de nouveau été signalés après une accalmie entre février et mars 2025. Le 4 mai, des centaines de personnes soutenant l'opposition se sont réunies à Lomé pour dénoncer la transition du président Gnassingbé au poste de président du Conseil des ministres, qui n'est pas limitant dans le temps, les partis de l'opposition évoquant un "coup d'état constitutionnel".
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