Congo - Brazzaville: MDRP : un programme de renforcement de la paix et de la sécurité

Report
from Government of the Republic of Congo
Published on 01 Mar 2006
Financé par 11 bailleurs de fonds internationaux, le Programme multi pays de démobilisation et de réintégration (MDRP) vise à renforcer le climat de paix et de sécurité dans les pays post-conflit. Le chargé de la communication au secrétariat du MDRP à la Banque mondiale, Bruno Donat, s'est entretenu avec la presse congolaise le 1er mars à Brazzaville, sur le bien fondé du programme.
Le MDRP n'est pas en fait un programme à part entière de la Banque mondiale. Il a été conçu par 11 bailleurs de fonds dans le but d'aider les pays frappés par les guerres à reconstruire les infrastructures sociales de base, à réinsérer les ex-combattants dans la vie socio professionnelle et à consolider la paix.

Le MDRP concerne 7 pays d'Afrique Centrale, notamment la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC), l'Angola, la République centrafricaine (RCA), le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda. La République du Congo est le dernier pays de la région d'Afrique centrale à mettre en œuvre le programme.

L'expérience des autres pays de la sous-région pourra aider le Congo à réussir l'exécution du Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (PNDDR). D'après, M. Donat, le MDRP ne finance guère le volet désarmement des anciens combattants, ajoutant que le programme s'exécute avec l'aide des agences du système des Nations Unies et des ONG.

Sur la mise en œuvre du PNDDR au Congo, M. Donat a souligné les avancées réalisées, ainsi que les insuffisances à relever. "Il y a eu un engagement positif. Le feed-back que j'ai eu est positif. Il y a des détails dans les documents officiels. C'est positif mais, il y a des progrès, des choses à améliorer et cela se fait", a-t-il confié. Une mission de la Banque mondiale a séjourné à Brazzaville du 25 janvier au 10 février pour évaluer la mise en œuvre du programme.

Le Pool fait partie des départements concernés par la mise en œuvre du PNDDR. L'exécution du PNDDR figure parmi les facteurs qui conditionnent l'organisation des élections législatives dans cette région. Les consultations électorales devraient être organisées pour que le Pool soit représentatif à l'hémicycle.

Le haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Michel Ngakala, a indiqué que le volet désarmement du programme était pris en compte par l'Union européenne (UE) et le Congo à travers le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). M. Ngakala a souligné l'urgence d'organiser les échéances électorales dans le Pool.

"Nous avons aujourd'hui le cas particulier du Pool qui est signataire de l'accord de décembre 1999, et malheureusement qui se met en marge jusqu'à présent de l'engagement pris avec les autres partenaires. Nous aurons à débattre de cela avec nos frères et sœurs du CNR. Je pense qu'ils comprennent l'intérêt pour le pays d'organiser les élections dans le Pool ; l'intérêt pour le Pool d'être comme d'autres départements, dotés chacun d'un conseil départemental", a-t-il renchéri.

Le PNDDR prévoit la prise en charge de quelque 30.000 ex-combattants dont 5000 encore opérationnels auprès du pasteur Ntoumi, 6.000 éléments de la force publique et 19000 ex-combattants déjà démobilisés. L'exécution du programme nécessite dans l'ensemble la mobilisation de 25 millions de dollars US. Le Congo et la Banque mondiale ont signé en janvier dernier à Brazzaville, un accord financier de 17 millions de dollars US. Un autre accord financier de 13 millions de dollars US sera signé ultérieurement par les deux parties pour couvrir tout le programme.

Les ex-combattants à réinsérer bénéficieront d'une prise en charge psychosociale et médicale. Ils recevront des kits de démobilisation, ainsi qu'un appui à la réinsertion sous forme d'auto emploi à travers la réalisation de micro projets de développement, etc. Le PNDDR s'occupe aussi des ex-enfants soldats, de la prévention des conflits, de la réforme du système de défense et de sécurité, etc.