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République centrafricaine : L’actualité humanitaire en bref (au 16 octobre 2018)

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L’actualité humanitaire en République centrafricaine (RCA) reste marquée par des besoins humanitaires sévères, liés aux violences et par de nouveaux déplacements forcés de population. Les acteurs humanitaires poursuivent une réponse sectorielle et multisectorielle en faveur des personnes affectées à travers la Centrafrique. Des activités de sensibilisation et la prise en charge des cas d’hépatite E se poursuivent dans la ville de Bocaranga.

Epidémie d’hépatite E

Préfecture de l’Ouham Péndé

Du 2 au 12 octobre, 45 cas suspects d’hépatite E ont été enregistrés à l’hôpital de Bocaranga, dont 29 cas confirmés par l’Institut pasteur de Bangui et un décès. D’autres analyses approfondies sont en cours. La prise en charge médicale de ces cas est assurée gratuitement avec l’appui des organisations humanitaires. Elles poursuivent également les activités de prévention et de sensibilisation dans cette région.

Difficile reprise des activités scolaires

Préfecture de la Ouaka

Depuis le lancement officiel de la rentrée scolaire le 17 septembre, seules les 10 écoles de la ville de Bambari sur les 75 que compte la Ouaka, ont pu ouvrir leurs portes dès la première semaine d’octobre.
L’insécurité à travers la préfecture est en cause. Dans plusieurs secteurs, la communauté est obligée de se déplacer pour échapper aux violences.

Assistance aux personnes vulnérables

Préfecture de la Mambéré Kadéï

Du 9 au 12 octobre, un acteur humanitaire a distribué des coupons d’une valeur de 29 000 FCFA à 7 500 personnes déplacées et vulnérables à Berberati et Carnot. 500 personnes vulnérables vivant avec le VIH à Carnot en ont également bénéficié. L’acteur humanitaire a également distribué des coupons alimentaires à 2 500 personnes vulnérables à Carnot afin des protéger les semences.

Besoin en assistance

Préfecture de la Mambéré Kadéï

Environ 1 734 personnes déplacées internes à Amada-gaza ont besoin d’une assistance humanitaire. En provenance des villages situés sur les axes Gbambia et Nao, elles ont fui les affrontements entre les groupes armés, les représailles et les incursions des hommes armés au village Nao depuis le 27 septembre. Les acteurs humanitaires se sont retirés de cette zone en mai 2018 à cause de la flambée de violence.

Tentative de braquage d’un acteur humanitaire

Préfecture de l’Ouham

Deux hommes armés ont fait incursion le 14 octobre dans les locaux d’une organisation humanitaire à Batangafo. Suite à l’alerte des agents de sécurité, les voleurs ont pris la fuite. Ils ont emporté des biens et blessé un gardien. C’est la deuxième fois en moins de six mois que cet acteur humanitaire a été braqué. Le premier cas remonte au 15 mai 2018.

Incidents de protection

Préfecture de la Haute Kotto

Du 28 septembre au 10 octobre 2018, un acteur humanitaire a enregistré 57 incidents de protection, dont 32 cas sur le site des déplacés du PK3 et 25 cas dans les quartiers de la ville de Bria. Les cas de violences basées sur le genre et de blessures ont été référés aux postes de santé du site de PK3 et ainsi qu’à l’hôpital régional de Bria pour une prise en charge médicale et psychosociale.

Nouveau déplacement de population

Préfecture de Haute Kotto

1 327 nouveaux déplacés ont été enregistrés du 2 au 4 octobre sur le site de PK3 à Bria. Ces personnes en provenance du village Gbanguere, à 107 km à l’ouest de Bria, ont fui les attaques perpétrées par des hommes armés, le 25 septembre dans cette localité. Une autre partie de la population, dont le nombre est inconnu, s’est réfugiée en brousse.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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