Mission d’évaluation finale du projet

Job
from Handicap International - Humanity & Inclusion
Closing date: 16 Oct 2019

TERMES DE REFERENCE

Mission d’évaluation finale du projet

Accompagnement à la protection et à la scolarisation inclusive et de qualité des enfants déplacés et autochtones touchés par la crise du Lac Tchad.

Termes de référence

Réf. : HITCHAD-19-BOL-161

1- Présentation de la mission

Programme Humanité & Inclusion :

Tchad

Mission réalisée par

Consultant externe international

Type de mission

Evaluation finale de projet

Dates de la mission

04 Novembre au 02 Décembre 2019

Durée de la mission :

2 semaines (revue documentaire, mission sur terrain) 2 semaines de rapportage

Financement mission

Financement DDC (Coopération suisse)

Localisation de la mission :

Tchad, Province du Lac Tchad, Départements de Mamdi et Kaya

Dernière mise à jour des termes de référence :

20 septembre 2019

Auteur des termes de référence :

Elie SABUWANKA, Chef de Projet Education Inclusive au Tchad, HI

TdR validés par :

Clovis BATTAGLIA, Coordonnateur Opérationnel d’HI au Tchad

Date de publication :

30 septembre 2019

Dans le cadre de son projet en consortium avec l’ONG COOPI, HI lance un appel à candidature pour le recrutement d’un consultant pour l’évaluation finale du projet « Accompagnement à la protection et à la scolarisation inclusive et de qualité des enfants déplacés et autochtones touchés par la crise du Lac Tchad ». Ce projet est mis en œuvre en consortium avec l’ONG COOPI. Chacune des deux ONG est responsable du pilotage des activités selon les résultats attendus. HI est responsable du résultat 3. Cette évaluation portera cependant sur l’ensemble du projet, Les études menées par COOPI dans le cadre de ce projet (études d’impact sur l’éducation et le psychosocial ainsi que l’évaluation du projet de juillet 2019) pourront servir comme sources d’information secondaires de la présente évaluation.

Les objectifs de cette étude sont détaillés dans le paragraphe 3.2.1.

2- Présentation du contexte de l’évaluation

2.1. Généralités, éducation et protection de l’enfance

Le Tchad est un pays enclavé situé entre le Maghreb et l’Afrique noire. Avec un taux de croissance démographique annuelle estimé à 3,6%, sa population avoisine 13 millions d’habitants[1] en 2015 dont 21,7% vit en milieu urbain. Les femmes représentent 50,7% de la population. Le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé sur le handicap (OMS[2]) estime que 15% de la population est constituée de personnes handicapées ; sur base de ce rapport et de la situation démographique de 2015, le nombre de personnes handicapées est estimé actuellement à plus de 2 000 000 de personnes au Tchad si l’on tient compte du taux de croissance annuelle de 3,6%[3]. Il occupe le 186ème rang sur 188 en termes d’indice de développement humain (IDH) en 2015, avec un indice de 0,39[4].

En matière d’éducation, les indicateurs sont peu reluisants pour le Tchad : d’après le Rapport sur le secteur éducatif de 2017, moins d’un quart de la population adulte de 15 ans et plus (22%) est alphabétisée. Ce taux classe le Tchad parmi les plus faibles du continent africain et du monde. Le taux général d’achèvement du primaire est de 45,05% en 2015-2016, mais pour la Province du Lac (zone d’intervention du projet), moins de 10% des enfants achèvent le cycle primaire. D’après, la Délégation Provinciale à l’Enseignement et à la Jeunesse du Lac, un certain élan en termes d’amélioration du taux de scolarisation est observé : la population scolaire serait passée de 45.832 élèves (dont 16.990 filles) en 2016 à 86.676 élèves (dont 35.826 filles) en 2018, grâce aux efforts soutenus des autorités scolaires et des partenaires. Malgré cela, les enfants handicapés et les enfants ayant des besoins spécifiques sont peu visibles dans les écoles. Cela justifie le taux d’analphabétisme des membres de l’Association d’entraide des personnes handicapées du Lac : sur 158 membres que compte cette OPH, plus de 95% seraient analphabètes, d’après son Président.

L’UNESCO estime que moins de 10% des enfants handicapés ont accès à une éducation de qualité. Du fait même que le handicap ne relève pas du ministère de l’éducation nationale, les effectifs scolaires ne tiennent pas compte du handicap lors de la désagrégation de données du secteur éducatif. Le 25 juillet 2019, HI et le ministère de l’Education Nationale et de la Promotion Civique ont organisé un atelier d’échange sur les acquis et perspectives d’Education Inclusive au Tchad. Cet atelier a réuni des autorités politiques, éducatives et de l’action sociale, des organisations non gouvernementales nationales et internationales, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers et des bailleurs de fonds. La volonté politique de prendre en compte le handicap comme thématique transversale de l’action éducative transparaît à travers les débats menés lors de cet atelier. Il se manifeste cependant une certaine démarcation entre la vision inclusive portée par HI et de la plupart des OPH et celle des autorités du Ministère de l’éducation nationale affichent encore une vision plutôt spécialisée. La ratification de la Convention Internationale relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH) par le Tchad en début d’année 2019 et son dépôt au Secrétariat Général des Nations-Unies le 20 juin 2019 pourraient servir de tremplin afin d’engager de réels changements et prise en compte des 15% de la population tchadienne.

En matière de protection de l’enfance entendue dans ses aspects de prévention ou de réponse, comme dans la plupart d’autres secteurs, les services étatiques ne sont pas coordonnés. Cette situation est également observable dans la région du Lac Tchad. L’offre de l’Etat et des intervenants dans ce domaine n’est pas holistique du fait que chacun développe des mécanismes qui se limitent à son expertise (identification, référencement, prise en charge directe,…) et certains aspects de protection ne sont que rarement pris en compte (prise en charge judiciaire, gestion de cas, réintégration sociale,…).

2.2. Aperçu sur la situation sécuritaire

Le contexte sécuritaire demeure volatil dans la région du Lac Tchad et la mise en œuvre des activités du projet s’en trouve affectée. L’intervention qui fait l’objet d’évaluation a d’abord concerné 18 localités sur la terre ferme et 5 localités situées dans les îles. Au début de cette intervention, des activités de sensibilisations des communautés sur le handicap et le référencement aux soins ont été menées dans les zones insulaires. Elles ont été brutalement interrompues par la dégradation de la situation sécuritaire survenue en mars/avril 2019 qui a poussé les populations à des déplacements massifs vers les localités plus sécurisées, et particulièrement sur la terre ferme. L’autorité administrative a ordonné la suspension de toute intervention dans les îles (lettre circulaire N.3 PR/MATSPGL/PLC/DK/SG/2019 du 26 avril 2019 du préfet de Kaya portant suspensions des activités sur les îles pour des raisons sécuritaires). Du coup, les activités que le projet devait mener dans les zones insulaires ont été interrompues. Un avenant au contrat a été adressé au bailleur DDC pour la relocalisation de ces activités sur la terre ferme, dans les localités ayant accueilli un nombre important de déplacés internes à partir de ces îles.

2.3. Justification de l’étude

Handicap International (Humanité & Inclusion) dispose d’une politique institutionnelle de Planification, Suivi et Evaluation (PSE) construite autour d’un référentiel qualité. Dans le cadre du Projet Protection et Education Inclusive sous financement DDC, il est prévu une évaluation finale de l’intervention. Comme déjà évoqué dans le contexte, une partie des acticités du projet a été relocalisée sur la terre ferme suite aux problèmes d’insécurité sur les iles. Cette évaluation intervient pour un projet dont la fin est prévue pour Décembre 2019. Cet exercice répond aux exigences de la Coopération suisse qui souhaite s’assurer de la pertinence, de l’efficience, de l’efficacité, de la durabilité, de l’appropriation dans la mise en œuvre des actions du projet. Il faut noter que le financement DDC (août 2018 – décembre 2019) est vu comme un co-financement de celui de l’Union Européenne (ECHO : août 2018 à juillet 2019) sur les mêmes thématiques de protection et éducation inclusive.

3- Descriptif de la mission

3.1. Stratégie et zones d’intervention du projet

En consortium avec COOPI, HI mène des activités d’éducation inclusive dans 15 écoles formelles et 7 écoles non formelles des départements de Mamdi et Kaya, dans la Province du Lac Tchad. Cette zone concerne 18 localités composées de 13 villages et de 5 sites de déplacés internes. Le consortium HI/COOPI a pour stratégie quadriennale de renforcer la résilience des populations du Lac Tchad, de permettre aux enfants et aux jeunes, de façon équitable (en ciblant en priorité les plus vulnérables d’entre eux) et d’utiliser pleinement leurs ressources.

Le projet renforce les capacités des services étatiques locaux afin qu’ils s’approprient et relayent les actions en cours. Ainsi, un pool de formateurs est régulièrement renforcé sur des approches d’éducation inclusive. A leur tour, ils assurent la formation des enseignants sur ces concepts et sur ces méthodes, avec l’appui des équipes du projet. Chaque trimestre, un suivi pédagogique des enseignants est organisé par les inspecteurs et les conseillers pédagogiques. Le renforcement des capacités des enseignants se poursuit lors de journées pédagogiques mensuelles.

Au sein des familles, avec l’appui des relais communautaires, les enfants handicapés ou ayant des besoins spécifiques sont identifiés par l’équipe du projet et référés aux services de prise en charge médicale ou de réadaptation. Le but principal de ce référencement est de préparer ces enfants à la scolarisation en milieu ordinaire ou de les maintenir à l’école par l’octroi de soins médicaux ou d’aides techniques. Dans la communauté, les membres des RECOP (Réseaux Communautaires de Protection), des APE (Associations de Parents d’Elèves) et des AME (Associations de Mères d’Elèves) sont renforcés sur les thématiques du projet (éducation, éducation inclusive, handicap, protection de l’enfant) pour qu’ils relaient les messages dans la communauté, appuyés par les équipes du projet et les services de la Délégation Provinciale à l’Enseignement et à la Jeunesse du Lac (DPEJ).

Au niveau provincial, les activités de plaidoyer se mènent notamment à travers les réunions du sous-cluster Education et la célébration des journées nationale et internationale des personnes handicapées; elles sont limitées au niveau national et concernent encore des activités ponctuelles comme la participation aux réunions du cluster Education, l’organisation d’ateliers nationaux et d’entretiens avec différents partenaires éducatifs.

3.2. L’évaluation :

L’évaluation externe du projet devra fournir une appréciation objective, intégrer les leçons apprises dans le processus de programmation et d'évolution du projet pour les prochaines années. Cette activité s’inscrit dans le processus du cycle de projet et sera réalisée conformément au document de politique interne de HI relatif à la Planification, au Suivi et à l’Evaluation (PSE) des projets. En effet, la mise en œuvre d’une évaluation finale constitue pour Handicap International et ses partenaires une étape importante visant à mesurer les résultats et les effets d’un projet, et à en évaluer l’impact, tout en répondant aux dimensions de qualité, de redevabilité et d’apprentissage conformément au Référentiel qualité de l’Organisation. Il faut néanmoins noter que l’action financée est assez limitée en termes de période de mise en œuvre (août 2018 à novembre 2019).

3.2.1. Objectifs de la mission d’évaluation :

Cette évaluation finale prendra en compte toutes les actions programmées dans le document du projet. Elle vise à évaluer les progrès accomplis vers la réalisation des résultats escomptés du projet. Elle permettra aussi de fournir les éléments nécessaires pour montrer la contribution du projet dans la prise en compte de l’éducation inclusive dans le système éducatif de la zone du projet et montrer aussi la prise de conscience des problèmes de protection par les populations dans leur environnement, et d’autre part de formuler des recommandations stratégiques et pratiques issues des leçons apprises utiles à partager avec toutes les parties prenantes incluant les bailleurs et les bénéficiaires cibles en vue de définir des interventions nécessaires pour une éventuelle future phase.

Sur base du « référentiel qualité » développé par HI, l’évaluation contribuera à l’atteinte des objectifs suivants :

· Analyser la cohérence du projet avec les objectifs et orientations de la politique éducative au niveau national et aux niveaux déconcentrés, y compris la pertinence de la stratégie d’intervention et des actions par rapport au contexte ;

· Analyser l’efficience et la contribution du projet dans la promotion de l’équité et de l’égalité de genre;

· Évaluer la performance du projet : mesurer l’atteinte des objectifs et résultats attendus, l’efficacité des outils et des activités réalisés au sein des communautés, des écoles et au niveau de la politique éducative

· Évaluer la durabilité et la pérennité de l’action : viabilité technique et opérationnelle (niveau de compétences des partenaires/acteurs impliqués), viabilité économique (prise en charge de certains coûts par l’Etat), viabilité politique (place des enfants handicapés ou ayant des besoins spécifiques dans les principaux outils du MENPC comme le plan sectoriel de l’éducation et le PIET et les réformes scolaires)

· Identifier les leçons apprises et les bonnes pratiques du projet (points forts et points de vigilance) et formuler des recommandations en vue de la consolidation et de la pérennisation des acquis et d’une éventuelle nouvelle intervention en protection et Education Inclusive dans la province.

· Analyser l’incidence de la dégradation du contexte sécuritaire sur la mise en œuvre des activités et les principales conséquences sur les bénéficiaires en matière de protection, de scolarisation et d’accompagnement personnalisé.

3.2.2. Résultats attendus de l’évaluation :**

Cette étude d’évaluation vise à produire les résultats suivants :

(1) Une analyse critique du cadre de mise en œuvre et de pilotage du projet (coordination au niveau du cluster, conventions de partenariat, organes de gouvernance, dispositif de suivi/évaluation…) est réalisée ;

(2) Une appréciation de la qualité de mise en œuvre des principales composantes déployées (accès des enfants handicapés ou ayant des besoins spécifiques à l’école, qualité des services d’éducation, et de protection, concertation et dynamiques communautaires locales en protection et éducation inclusive et capitalisations …) est faite avec un accent sur les points suivants :

o La collaboration des équipes HI et COOPI dans la mise en œuvre et le suivi des activités ;

o La collaboration entre les écoles partenaires et les structures communautaires (RECOP, APE, AME, relais communautaires, points focaux inclusion, animateurs des espaces amis de l’enfant, …), l’apport des services spécialisés partenaires dans l’assise de l’éducation inclusive au regard du contexte (accompagnement des enfants handicapés porteurs de déficiences spécifiques…) ;

o La place et la mise en œuvre du plan éducatif individuel (PEI) pour les enfants handicapés dans le processus d’accompagnement personnalisé ;

o L’impact (les effets) des formations des enseignants et de l’utilisation des outils développés dans le cadre du projet: module de formation des enseignants, fiche de suivi pédagogique des enseignants, Projet Educatif Individuel, fiches pédagogiques inclusives, notions basiques en langue des signes (en tenant compte des publics formés).

o Les effets des séances de renforcement des capacités et des campagnes de sensibilisation des populations sur les différentes thématiques de la protection. Les dynamiques et synergies des projets Insertion Socio-économique et Réadaptation de INCLUJIPH d’HI dans l’offre de service coordonnée et « holistique » pour les bénéficiaires du projet Education Inclusive et protection.

(3) Une analyse de la stratégie retenue pour la mise en œuvre du projet, plus particulièrement, la qualité des changements et résultats obtenus sur les apprentissages, la participation sociale et plus globalement l’amélioration de l’accueil des enfants handicapés ou ayant des besoins spécifiques au sein des écoles et des communautés (changement de regard) ayant bénéficié d’actions dans le cadre du projet.

3.2.3. Méthodologie

Il est à la charge du consultant de proposer la méthodologie pour cette évaluation. Le consultant recevra tous les documents nécessaires pour préparer cette évaluation (documents de projet, outils développés dans le cadre du projet, rapports narratifs et rapports d’études antérieures, la Politique de planification, suivi et évaluation d’HI, le Référentiel qualité d’HI, etc.). Le consultant pourra également avoir accès aux bases de données du projet, pour consultation sur place.

Cette étude doit se baser non seulement sur des déclarations, mais également sur des faits qui prouvent, s’il en était question, des situations liées au vécu, aux pratiques, aux coutumes, aux croyances sur le handicap. Elle pourra s’accompagner d’études de cas, notamment en lien avec l’accompagnement des enfants ayant bénéficié de référencement médical/Réadaptation (dans le cadre du financement actuel) ou l’accompagnement en famille des enfants handicapés scolarisés porteurs de déficiences auditives.

Le consultant devra initier un projet de protocole pour l’étude/évaluation, concevoir les outils de mise en œuvre de l’étude (exemple : formulaires d’enquête ou questionnaires…, y compris l’obtention du consentement des interlocuteurs ou des parents s’il s’agit d’enfants), la réalisation de l’étude (collecte, traitement et analyse des données ou des informations), l’exploitation des résultats de l’étude et la rédaction du rapport de l’étude. Le consultant pourra proposer le recrutement d’une équipe d’enquêteurs si besoin ; il devra assurer lui-même la formation de cette équipe aux outils de cette enquête ainsi que son paiement. Cette équipe sera entièrement soumise au contrôle du consultant.

Cette méthodologie devra s’inscrire néanmoins dans le cadre de la politique de Planification, Suivi et Evaluation (PSE) de Handicap International déployée depuis 2015.

Cette politique est constituée de trois niveaux, inscrivant ainsi les critères de qualité et les engagements minimaux d’action qui ont été fixés dans un ensemble cohérent visant à répondre aux principaux enjeux internes et externes de l’organisation. Ces trois niveaux s’articulent autour d’un cadre d’analyse : le référentiel qualité projet, qui s’applique tout au long du cycle de projet. Ce dernier oriente les équipes et les partenaires pour améliorer la qualité, l’apprentissage et la redevabilité de l’action de HI.

Ce référentiel est structuré autour de 12 critères : Participation, coopération, synergies, éthique, pertinence, changements, capacités, pérennité, gestion, efficacité, efficience et redevabilité. Pour chaque critère, une définition est proposée et accompagnée de trois mots clés. À chaque mot clé correspond une description de la situation cible. Afin de faciliter la lecture, ces critères sont regroupés autour de trois catégories auxquelles ils se rapportent : « Acteurs», « Management » et « Bénéfices » :

o Acteurs : Se référant à l’environnement du projet, la catégorie « Acteurs» rappelle les notions essentielles de participation des bénéficiaires, de coopération des partenaires, de synergie avec toutes les autres parties prenantes, et de comportement éthique respectant les principes moraux universels et les valeurs promues par HI.

o Management : La catégorie « Management » précise les exigences en termes de gestion, d’efficacité, d’efficience et de redevabilité. Sont ainsi fixées les caractéristiques d’une gestion optimale d’un projet, entièrement orientée vers l’atteinte des objectifs et résultats attendus.

o Bénéfices : Enfin, la catégorie « Bénéfices » constitue l’axe central du référentiel. Elle porte sur la pertinence du projet au regard des besoins des groupes cibles et à leur satisfaction, sur les changements induits par le projet, sur l’existence ou le renforcement de capacités locales mais aussi internes à l’Association (HI) permettant de répondre à ces besoins, et enfin sur la pérennité de l’ensemble des bénéfices apportés par le projet.

Les critères qui seront particulièrement interrogés dans le cadre de cette évaluation seront la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact et la durabilité dans chacune des 3 catégories citées ci-dessus.

Les premières données collectées et analysées seront discutées avec l’équipe de pilotage HI pour cette étude/évaluation. Suite à ces discussions, une première version du rapport (rapport provisoire) en version hard et informatique sera rédigée et présentée à Bol, en atelier de validation qui rassemblera les équipes HI et COOPI, des représentants provinciaux du Ministère en charge de l’action sociale, du Ministère de l’éducation et d’autres partenaires. Les suggestions et recommandations issues de cet atelier permettront au consultant d’enrichir son rapport et de le soumettre pour validation définitive par HI, deux semaines après cet atelier. Le rapport final sera fourni en deux exemplaires et une version informatique Word sera également remise. Les résultats de ce rapport seront ultérieurement partagés avec les partenaires locaux de HI et publiés sur les réseaux internes d’HI.

3.2.4. Les personnes impliquées

Les personnes impliquées dans cette évaluation sont :

  • Le Coordinateur Opérationnel de HI au Tchad;

  • Le Coordinateur Terrain d’HI (base de Bol) ;

  • Le Chef de projet Education Inclusive et toute l’équipe projet ;

  • Le Chargé d’appui programme

  • l’équipe de COOPI engagée sur le projet (elle participera dans cette évaluation et sera impliquée dans la validation du rapport définitif);

  • Les responsables des partenaires associatifs ou techniques (OPH, Centres spécialisés) ;

  • Les partenaires étatiques (DPEJ, DPAS) ayant contribué à la mise en œuvre du projet

  • Les bénéficiaires du projet (directeurs d’écoles, les enseignants ou maîtres communautaires, enfants handicapés ou ayant des besoins spécifiques, parents, etc…).

3.2.5. Livrables

Ø Un protocole d’exécution de la mission validé (avant la mission de terrain) par le comité de pilotage interne Hi composé du Coordinateur des opérations, du Chargé d’appui programme et du Chef de projet Education Inclusive d’HI

Ø Un rapport final de la mission d’évaluation est produit, incluant des recommandations opérationnelles. Ce document rendra systématiquement compte de toutes les informations et réflexions en lien avec les résultats attendus ci-dessus.

Le rapport de mission devra comprendre au minimum les éléments suivants (20 à 30 pages, sans compter les annexes) :

  • Page de Garde

  • Table des matières

  • Liste des acronymes

  • Résumé exécutif

  • Contexte de l’évaluation

  • Méthodologie utilisée pour conduire l’évaluation finale

  • Difficultés rencontrées

  • Présentation et analyses des Résultats

  • recommandations de l’évaluation

  • Conclusion

Les annexes du rapport devront également comprendre à minima :

  • Les termes de référence de la mission,

  • La liste des documents consultés,

  • Le programme détaillé de la mission,

  • La liste des personnes rencontrées,

  • Les guides d’entretiens/questionnaires utilisés pour mener l’évaluation,

  • Les comptes rendus des différents ateliers et/ou focus groups et la mise à disposition des données brutes,

  • Les supports de présentation (version électronique PDF et non PDF) utilisés pour restituer les résultats de la mission avec les principales parties prenantes du projet.

NB : Le consultant accepte que HI puisse reproduire la proposition méthodologique et utiliser les outils mis au point pour la collecte de données dans des contextes ou des projets différents.

3-3- Éthique

Le consultant s’engage à respecter la note d’orientation de Handicap International (Humanité & Inclusion) intitulée « Études et recherches à Handicap International : Pour une gestion éthique des données »[5].

La méthodologie doit respecter les huit (8) recommandations préconisées par l’organisation :

o Garantir la sécurité des participants, des partenaires et des équipes

o Assurer une approche centrée sur la personne/ la communauté

o Obtenir le consentement libre et éclairé des participants

o Proposer des mécanismes de référencement

o Assurer la sécurité des données personnelles et sensibles tout au long de l’activité

o Planifier et garantir l’utilisation et le partage des informations

o Assurer l’expertise des équipes impliquées et la validité scientifique de l’activité

o Obtenir l’agrément des autorités pertinentes et prévoir une revue externe de la proposition

3-4- Contraintes spécifiques liées à l’étude/évaluation

En vue de garantir le caractère éthique et la qualité professionnelle, la méthodologie proposée par le consultant devra être analysée et validée par un comité de pilotage, interne HI, composée des personnes suivantes : le Coordonnateur opérationnel du programme, le Chef de projet et la Grant Manager. Ce comité devra également valider les outils de travail (questionnaires d’enquête si besoin, …) et les résultats obtenus. Il se réunira trois fois : lors du recrutement pour analyser et valider le protocole et la méthodologie, lors de la validation des outils de travail, et enfin lors de la validation des résultats. La réunion pourra se faire en présentiel ou par Skype.

3-5- Budget et calendrier de la mission

Le budget qui sera présenté dans l’offre financière doit être conçu TTC et inclure les frais de visa, de billets d’avion, de per diem, etc.

La mission aura lieu au Tchad en novembre/décembre 2019 (4 semaines au maximum, dont 2 semaines pour les recherches documentaires et enquêtes sur terrain), à N’Djamena et dans la province du Lac Tchad : les lieux seront choisis en concertation avec l’équipe projet en tenant compte du contexte sécuritaire. Le consultant inclura dans son offre technique un calendrier indicatif qui sera ensuite revu et précisé avec l’équipe HI au Tchad.

Quelques indications :

  • Revue des documents, réunion de cadrage de la mission d’évaluation, développement et validation des outils de collecte : 3 jours (ouvrés) environ

  • Mission dans les localités d’intervention du projet et visites aux différents acteurs du projet EI : 5 à 7 jours (ouvrés) incluant les trajets par vol UNHAS (N’Djamena-Bol-N’Djamena)

  • Présentation à chaud des premiers résultats et recommandations : avant-dernier jour de la mission de terrain (en présence des équipes HI, COOPI, mais aussi de certaines parties prenantes – prévoir un atelier d’une demi-journée)

  • Partage de la première version du rapport : une semaine après le départ du Tchad

  • Envoi pour validation définitive du Rapport finalisé incluant les retours de HI Tchad

3-6- Formalités administratives

Le contrat proposé sera un contrat de service conformément aux procédures HI. Le consultant est entièrement responsable de tous les coûts liés à la consultance (visa, voyage, assurances, per diem, etc.), sauf pour le transport entre la base et la zone d’intervention du projet et entre la base de Bol et N’Djamena qui sera assuré par HI.

L’hébergement du consultant principal à Bol (Province du Lac Tchad) sera assuré par HI. Par contre, l’hébergement des enquêteurs, s’il y en a, sera compris dans l’offre financière du consultant.

Le paiement sera effectué par virement bancaire et basé sur deux factures émises par le consultant à la répartition suivante :

  • 50% du montant total après approbation du protocole définitif de la mission.

  • 50% du montant global à l'acceptation finale du rapport.

Si nécessaire, les frais de mission peuvent être versés avant le début de la mission au moment du briefing.

3-7- Mécanismes de communication et de suivi entre le consultant et HI

Toute communication en lien avec la mission passera par Clovis BATTAGLIA, Coordonnateur Opérationnel d’HI au Tchad, à l’adresse : c.battaglia@hi.org

Lors de la mission sur terrain, le point focal pour toute communication est Elie SABUWANKA, Chef de Projet Education Inclusive, à l’adresse : e.sabuwanka@hi.org

D’autres personnes pourront intervenir lors de la mission, en particulier Sandrine BOHAN JACQUOT, Policy Officer Education Inclusive à l’adresse: s.bohanjacquot@hi.org

; elle sera notamment sollicitée pour ses contributions lors de la lecture/validation du rapport.

4- Profil de consultance

4-1- Profil recherché

La mission sera réalisée par un expert qui pourra s’appuyer sur une équipe d’enquêteurs à sa charge.

4-2- Expertise

REQUIS (Consultant principal)

  • Etudes universitaires en sciences humaines, sociales, en développement international ou équivalent ;

  • Maîtrise du domaine du handicap ;

  • Au moins 5 années d’expérience dans le domaine du développement ;

  • Maîtrise des techniques de gestion et évaluation de projets

  • Expérience de travail en Afrique sub-saharienne ;

  • Connaissance du contexte d’urgence/post urgence ;

  • Solide expérience en évaluation de projets : méthodes de collecte, de traitement et d’analyse des données (données quantitatives et / ou qualitatives et / ou secondaires) ;

  • Fortes compétences d’analyse, de présentation et d’écriture ;

  • Maîtrise de l’analyse informatique et statistique des données quantitatives et qualitatives ;

  • Capacité démontrée d’analyse, de synthèse et de rédaction (fournir une liste de publications) ;

  • Français, couramment parlé et écrit.

UTILE

  • Précédente expérience en éducation inclusive et travail communautaire ;

  • Familiarité avec les programmes d’éducation inclusive ;

  • Connaissance de la thématique protection de l’enfant

  • Connaissance du contexte culturel de l’intervention (Tchad) ;

  • Expérience recommandée dans la conduite d’études incluant des personnes handicapées ;

  • Capacité à travailler en collaboration avec des acteurs publics et communautaires.

5- Procédure de candidature

Les candidatures doivent inclure :

· Pour le consultant (ou équipe de consultants):

□ Un curriculum vitae (formation, expérience dans les domaines susmentionnés, liste des principales publications)

□ Des références

□ Une lettre de motivation

· Pour la proposition technique :

□ Une proposition méthodologique de réalisation de l’étude mettant au moins en évidence : la bonne compréhension des questions abordées dans l’étude et des termes de référence ; le contexte de l’étude; la présentation des objectifs ; la localisation ; la population cible ; une présentation du cadre méthodologique ; la conception de l’étude, la sélection des participants, les mécanismes de collecte, de traitement et d’analyse des données; les considérations d’ordre éthique

□ Un calendrier précisant clairement les activités de mise en œuvre, d’exécution et de suivi de la mission

· Une proposition financière indiquant au moins les frais de consultance et les coûts opérationnels de l’étude (déplacements, hébergement, enquêteurs journaliers si nécessaire, rémunération des interprètes si nécessaire, logiciels...).

Veuillez adresser tous les documents requis avant le 16 octobre 2019 à Clovis BATTAGLIA, Coordonnateur Opérationnel d’HI au Tchad, à l’adresse : c.battaglia@hi.org avec en copie Perrine BENOIST, Chargée des opérations, à l’adresse : p.benoist@hi.org

La sélection des candidats se fera au sein d'une commission composée de représentants de la coordination et des représentants des équipes terrain du Programme HI au plus tard le 18 octobre 2019. La commission susnommée permettra de définir, en temps voulu, les critères de sélection et une échelle de classement des candidats.

[1] Deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitant (RGPH2) de 2009

[2] Rapport de l’OMS sur le handicap 2011

[3] RGPH 2009, INSEED

[4] L’indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L’IDH se fonde sur trois critères majeurs : l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation et le niveau de vie. La valeur de cet indice varie entre 0 (niveau de développement humain faible) et 1 (niveau de développement humain très élevé), et est de 0,39 pour le Tchad.

[5] Handicap International, 2015, « Études et recherches à Handicap International : Pour une gestion éthique des données ».

Consultable à cette adresse : http://www.hiproweb.org/uploads/tx_hidrtdocs/GestionEthiqueDesDonneesNO_...

How to apply:

Veuillez adresser tous les documents requis avant le 16 octobre 2019 à Clovis BATTAGLIA, Coordonnateur Opérationnel d’HI au Tchad, à l’adresse : c.battaglia@hi.org avec en copie Perrine BENOIST, Chargée des opérations, à l’adresse : p.benoist@hi.org