Le JRS définit une approche globale des réfugiés urbains
Bangkok, le 30 mars 2012 – Pour Berlin, Bogota, Bangkok – Les statistiques des Nations Unies montrent que la plupart des réfugiés du monde vont vers les villes. Sont-ils confrontés aux mêmes obstacles dans leurs nouvelles villes d'accueil? Le JRS peut-il mettre sur pied des approches communes pour le service des réfugiés en zone urbaine? Au cours d'une rencontre globale qui s'est tenue à Bangkok du 19 au 23 mars, les personnels du JRS présent dans 25 pays ont répondu un oui autorisé à toutes ces questions.
Après quatre jours de discussion et de débats intenses, la participation et l'enseignement ont émergé comme les deux principes directeurs pour le travail du JRS auprès des réfugiés en zone urbaine.
Les personnels ont identifié six domaines prioritaires d'intervention en zone urbaine: l'accès aux services, la santé mentale et psychologique, l'éducation, les besoins matériels et fondamentaux, les questions juridiques, la protection et les droits. Les principes directeurs d'intervention et les étapes à considérer lors de la mise en œuvre des projets ont également été développés.
Considéré comme une priorité globale de son Cadre stratégique pour 2012-2015, le JRS affirme depuis longtemps que le service des populations réfugiées est un défi majeur. La solitude, les politiques gouvernementales restrictives et inadaptées et les problèmes financiers se trouvent accentuées par l'environnement urbain.
«L'engagement accru du JRS dans une programmation de qualité en zone urbaine peut surprendre certains. Qu'il soit entendu que la qualité est notre premier souci, où que nous nous trouvions. Mais le travail en zone urbaine est tellement plus complexe. Dans les camps, nous travaillons dans des groupes où les diverses agences humanitaires bénéficient de l'expérience des autres. Les réfugiés sont enregistrés par le HCR, l'agence des Nations Unies, ce qui facilite l'identification des plus vulnérables», explique Ken Gavin, l'Assistant du Directeur International du JRS.
«Dans les villes, les réfugiés sont invisibles et pour une même taille, les programmes du JRS coûtent 17 fois plus chers en zone urbaine, sans pour autant être sûr d'atteindre les plus vulnérables. Nous essayons d'aider les réfugiés à accéder aux services publics dans des états qui bien souvent ne font pas grand-chose pour leurs propres populations. D'autre part, les commerces gérés par les réfugiés se font dans des environnements beaucoup plus compliqués. C'est pourquoi les questions touchant à la qualité, la participation et l'enseignement sont particulièrement pertinentes», a ajouté le père Gavin.
Les régions cruciales où vivent les gens.
Selon des études menées par des personnels, dont un grand nombre ont travaillé pendant des années auprès des réfugiés urbains, ces six priorités couvrent les principaux aspects de la vie des réfugiés. Ceci dit, le personnel a été très clair: le JRS doit aussi s'impliquer dans d'autres aspects. Le fait de travailler dans cinquante pays du monde rend tout cristallisation impossible.
Au cours de la consultation le personnel est parti des principes directeurs pour chaque domaine d'intervention et les mesures pratiques à prendre avant le début du programme. Par exemple, tout en cherchant à éviter la duplication de services déjà existants, le JRS doit permettre aux réfugiés d'accéder à ces services en proposant d'autres aides. Pratiquement, le personnel doit s'assurer qu'ils ont connaissance des services existant dans leurs villes et quels sont les besoins qu'ils couvrent.
Pour aller plus loin, le Bureau International du JRS prévoit la mise en place d'une force d'intérim composée de personnels chargés, dans toute l'organisation, d'identifier des stratégies pour la mise en œuvre et l'évaluation des principes directeurs et des mesures pratiques de mise en œuvre. D'autre part, le Bureau International ouvrira un forum interne pour encourager les discussions et les débats au sein de l'organisation, et pour partager les meilleures pratiques.












