Comparaison des dépenses réelles de consommation des ménages et des niveaux de prix en Afrique

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from African Development Bank
Published on 30 Sep 2013 View Original

Résumé analytique

Les responsables des Instituts statistiques nationaux ont convenu, dans la Déclaration d’Accra de 2008, d’intégrer le PCI dans leurs travaux statistiques usuels. Un PCI annuel à grande échelle n’étant pas envisageable pour la plupart des pays, la BAD a développé un programme réduit visant à faire des mises à jour annuelles des dernières comparaisons de référence et à aider les pays à renforcer leurs capacités statistiques dans les domaines clés de la comptabilité nationale et des statistiques de prix.

Le programme à échelle réduite ne couvre que la DCFM, plutôt que de considérer le PIB dans son ensemble. La collecte d’informations sur les prix n’a eu lieu que dans les capitales, accompagnée de l’utilisation de facteurs d’ajustement spatial pour les convertir en prix moyens annuels nationaux. Le programme réduit a collecté moins de prix des produits de dépenses de consommation finale des ménages qu’il n’en fallait pour une comparaison à grande échelle. Il a également pleinement exploité les données de prix des produits communs au PCI et à l’Indice des prix à la consommation (IPC), qui étaient déjà collectées pour l’IPC de chaque pays.

La planification a débuté en 2008, et la collecte de prix a été effectuée en 2009. Tous les pays membres régionaux ont convenu d’y participer, à l’exception de l’Érythrée et de la Somalie. La Guinée équatoriale et l’Angola n’ont finalement pas été en mesure de fournir suffisamment de données de prix et n’ont donc pas été intégrés aux comparaisons de 2009. Les 49 pays restants ont fourni les statistiques de prix et les pondérations de dépenses de leur comptabilité nationale afin de permettre à la BAD de calculer les Parités de pouvoir d’achat (PPA) et les Indices de niveau de prix (INP) pour la DCFM ventilée en 32 classes selon la Classification des dépenses du PCI.

Les PPA peuvent être considérées comme des indices de prix spatiaux servant à enlever les différences de niveaux de prix entre les pays en vue d’effectuer des comparaisons entre les volumes de biens et de services produits dans divers pays. Il existe ici un parallèle évident entre les PPA comme indices de prix « spatiaux » et les déflateurs de PIB qui sont des indices de prix « temporels » utilisés pour comparer les évolutions, dans le temps, des volumes de biens et de services produits dans un seul pays. Les INP sont les ratios entre les PPA et les taux de change officiels et reflètent les différences de niveaux de prix d’un pays à un autre. Les niveaux de prix tendent à être plus élevés dans les pays plus riches, car les coûts de main-d’oeuvre et les taxes sur les produits sont généralement plus élevés dans ces pays.

Les PPA mesurent les prix dans chaque pays comparés à une monnaie de référence (ou « numéraire ») fixée à 1,0. Le PCI 2005 utilisait une monnaie artificielle appelée – l’Afric – comme numéraire, ce que certains utilisateurs ont trouvé déroutant. Dans le présent rapport, c’est le rand sud-africain (ZAR) qui est utilisé. Il est à noter que les PPA sont calculées de façon à ce que le choix du numéraire n’ait aucune incidence sur la relation entre les PPA des pays inclus dans la comparaison. Si le PIB d’un pays est indiqué comme deux fois plus important que celui d’un autre lorsque qu‘ils sont mesurés en Afric, le même PIB serait toujours deux fois plus important s’ils étaient mesurés en ZAR ou dans n’importe quelle autre monnaie.
Il convient de souligner que l’Afrique du Sud ne reçoit aucun traitement spécial : ses données de prix et de dépenses sont intégrées aux calculs de la même façon que celles des autres pays participants.