Syrian church calls for an end to cycle of violence

Report
from Caritas
Published on 04 May 2012 View Original

By Patrick Nicholson

The Catholic Church in Syria has made this powerful statement on the crisis there, where daily violence continues to have a deadly toll and more people are crossing the borders to neighbouring countries.

The statement is in French. It’s calling for an end to the violence and especially all forms of intimidation such as kidnappings and assassinations. It supports the humanitarian mission of UN Envoy Kofi Annan and especially the need to demilitarise the streets.

The Syrican church says in the statement (my translation), “The violence has gone beyond the limit and we can only forcefully urge wise minds to come to their senses and abondon all that is destroying the people and the country.”

The Syrian church is saying it stands in solidarity with all Syrians as they seek a dignified life. It supports the reform process, the need for a democratic and pluralistic society and the urgent need to start negotiations and bring an end to the cycle of violence through dialogue.

Meanwhile, the work of Caritas continues in Syria and with refugees in neighbouring countries. In Lebanon, the mobile clinic of Caritas Lebanon, with a full time certified nurse and occasionally a doctor on board, is touring the different places in the Bekaa on a daily basis making 15-minute stops to give access to basic patient care and medicines to those in need.

That’s just part of the Caritas Lebanon response. Caritas Lebanon has distributed over 400 food kits, 2800 hygiene kits, 100 baby kits, over 1200 undergarments, 100 heaters and 2800 blankets and sheets.

In Jordan, Caritas has been issuing vouchers helping Syrian refugees to receive infant formula and nappies from a Caritas affiliated pharmacy in Mafraq. So far, 30 needy Syrian families have benefited from this assistance. This comes as part of a plan that seeks to deliver this assistance to 200 infants for six months.

More refugees continue to come across the border, with their heartbreaking stories. Children in particular have been affected. According to the Center for Documentation of Violations in Syria, 1,089 children – boys and girls alike – have been killed so far, and 464 wounded.

But sadly funding to help them is not coming in despite the real needs of people who have witnessed terrible suffering.

Here’s the Syrian Church statement.

Le Conseil des chefs des Eglises Catholiques de Syrie Réunion Périodique/ Evêché Maronite/ Alep, le 25 Avril 2012 Communiqué Final

Le Conseil des chefs des Eglises Catholiques de Syrie a tenu sa réunion périodique du printemps à Alep le Mercredi 25 Avril 2012 au siège de l’Evêché Maronite, sous la présidence de sa Béatitude Grégoire III, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, de Jérusalem et d’Alexandrie, Président du Conseil, avec la participation de sa Béatitude Mar Ignace Youssef III Younan, Patriarche Syriaque d’Antioche, et son Excellence le nonce Apostolique en Syrie, Mgr Mario Zinari, et Messeigneurs les Prélats catholiques de Syrie. Les Pères ont passé en revue la situation générale en Syrie, à la lumière des évènements douloureux que traverse le pays ; ils ont aussi traité d’autres aspects pastoraux et humanitaires concernant la vie de l’Eglise et sa mission sociale dans les circonstances dures que connaissent certaines régions sinistrées.

Au terme de la Réunion, les Pères ont adressé le communiqué suivant :

  1. Nous sommes solidaires avec notre peuple syrien dans sa volonté tenace d’une vie digne, d’unité et de cohésion de la nation dans toutes ses composantes sociales, religieuses et nationales, et avec le processus de réforme globale et effective qui devrait se concrétiser sur le terrain dans les domaines politique, social, culturel et des services, et ce par la conjugaison des efforts de tous les syriens, Etat et gouvernement, partis, opposition constructive et spécialistes, dans le cadre de l’unité nationale et la participation effective au dialogue national sans lequel il ne peut y avoir de réforme mais de simples souhaits, sachant qu’il représente le meilleur moyen pour briser le cycle de la violence et de la domination. L’Etat a appelé à l’instauration de ce dialogue, et de notre part, nous invitons toutes les parties nationales, à l’intérieur et à l’extérieur, à y prendre part afin d’édifier la Syrie Nouvelle, démocratique et pluraliste. De même que nous appelons à une participation massive, libre et intègre, à l’élection du Parlement du peuple syrien, le 7 Mai prochain, afin d’exprimer la volonté des citoyens.

  2. Dieu le Tout Puissant fut le premier à ouvrir le dialogue avec les humains au moyen de la révélation divine contenue dans la Bible, et Il les a invités à partager l’existence avec Lui, la meilleure existence, et notre Seigneur Jésus Christ est venu sur terre pour que les gens aient la vie, et la vie en abondance. C’est pourquoi l’Eglise, appelant à la réconciliation et participant au dialogue, invite à ce dialogue entre l’Etat et les composantes de la nation représentées par ses forces actives et l’opposition, de même qu’elle invite à l’instauration de la confiance et du respect mutuel et à l’ouverture sur l’opinion et l’appartenance politique, intellectuelle et religieuse de l’autre.

  3. La violence a dépassé les limites et nous ne pouvons qu’appeler avec force et insistance les consciences vives à revenir à la raison, abandonnant tout ce qui détruit l’homme et la nation. C’est pourquoi nous condamnons toutes les formes de violence, d’où qu’elle vienne, et nous appelons à s’abstenir de pousser les citoyens pacifiques dans le conflit politique et de les intimider par les enlèvements, assassinats, extorsions, sabotages et saisies de leurs biens, comme à s’abstenir de s’imposer par la force et l’oppression. Pour notre part, nous soutenons la mission de l’émissaire des Nations-Unies, Mr Koffi Annan, notamment dans son aspect humanitaire pour le retrait des armes des rues et des villes. Nous demandons en outre de hâter le retour dans leurs maisons des personnes déplacées, le dédommagement des personnes touchées et l’application de la loi, d’entamer le processus de résolution de la crise, de commencer les négociations, de se lancer dans les réformes effectives relatives au régime du pays, de combattre la corruption de manière à assurer la participation et l’égalité de tous les citoyens aux droits et obligations.

  4. Nous sommes solidaires de la douleur et des souffrances de tous les citoyens, civils ou militaires, touchés par les évènements tragiques et le cycle de la violence dans diverses régions du pays depuis treize mois. Il est naturel que notre regard se porte plus particulièrement aux familles de nos fils chrétiens qui ont dû quitter leurs maisons et leurs régions, voire même qui ont parfois été utilisés comme boucliers humains pour se protéger et comme champ de bataille inégal. En nous tenant à leur coté dans leur épreuve, nous assurons que nous déploierons tous nos efforts possibles pour leur venir en aide, en particulier par l’intermédiaire du comité commun de bienfaisance, attentifs à leurs besoins matériels, pastoraux, sociaux et sanitaires. En réalité, les Eglises ont déjà mis en route les programmes de secours. A cet égard, nous voudrions exprimer notre gratitude pour l’initiative de contribution du Saint Père, le Pape Benoît XVI, à l’égard des sinistrés des évènements sanglants dans notre pays. Nous remercions de même tous nos fils et nos filles ainsi que nos diverses institutions nationales qui ont contribué à cette action humanitaire.

  5. Tout en appelant à une transparence dans l’approche médiatique interne des évènements, nous invitons les mass media étrangers à rechercher la vérité et l’objectivité dans la communication de l’information et à s’abstenir de déformer la vérité. Nous appelons de même la société internationale et arabe à soutenir les efforts du processus de paix en Syrie et dans l’ensemble de la région.

En conclusion, nous nous adressons au peuple syrien bien-aimé et à nos fils chrétiens en particulier, en les appelant à se solidariser, à résister et à s’entraider afin de sortir de cette épreuve, dans un esprit d’espérance et de confiance dans les capacités de notre peuple, afin de trouver les solutions adéquates pour l’édification de la Nouvelle Syrie dans l’amour et la fraternité, et de faire triompher le langage de la raison sur celui de la confrontation. En ce temps de la Résurrection, nous les exhortons à faire que la résurrection s’enracine dans leurs cœurs et qu’ils en soient les témoins.

Le Conseil des chefs des Eglises Catholiques de Syrie
Alep, le 25 Avril 2012