Lutte contre la malnutrition en milieu urbain

Report
from Première Urgence - Aide Médicale Internationale
Published on 03 Dec 2012

Au Niger, les populations doivent composer avec un climat contraignant, des sols peu fertiles et un accès aux semences difficile. Dès que la production agricole baisse et que la sècheresse s’installe, ce pays de l’ouest de l’Afrique subit de plein fouet leurs effets. Les populations sont plongées dans une situation d’instabilité alimentaire qui devient chronique.

Cette année les troubles politiques au Mali ont augmenté la pression sur les vivres.

À chaque crise alimentaire, de nombreuses personnes se replient sur Niamey, la capitale. Les déplacés saisonniers ou permanents s’installent dans la ville et ses environs à la recherche de quelques moyens de subsistance. Dans ses faubourgs, faute d’assistance organisée, les difficultés sont exacerbées. Les prix augmentent, les conditions d’hygiène se détériorent et les risques pour la santé sont décuplés.

En juin 2012, la population en insécurité alimentaire sévère était estimée à plus d’un million d’habitants.

Pour lutter contre cette situation, l’équipe de Première Urgence - Aide Médicale Internationale (PU-AMI) se mobilise afin de réduire la mortalité causée par la malnutrition chez les enfants et les femmes enceintes.

«La plus-value des activités de PU-AMI», explique Yannick Deville, chef de mission dans le pays « est d’avoir une approche à moyen terme. Encourager et stimuler le renforcement des capacités locales est indispensable et fait partie intégrante du projet. Les collaborations et partenariats, que ce soit des structures ou des initiatives de la société civile, sont favorisés».

À ce jour, PU-AMI soutient trois centres de santé et un hôpital. Les activités permettent à près de 33 150 personnes de bénéficier d’un programme de dépistage et prise en charge de la malnutrition en milieu urbain.

Le district compte 44 centres et l’objectif du projet pour la suite est d’en appuyer davantage de centres afin de permettre aux femmes enceintes et aux enfants de bénéficier de services dans l’ensemble de la zone.

Yannick conclut en souhaitant « une extension du projet au niveau thématique, car la malnutrition a notamment des causes et des facteurs qui l’aggravent, comme la qualité de l’eau et de l’assainissement ».