Le HCR s'active au Niger pour contenir l'épidémie du choléra dans les camps de réfugiés

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from UN High Commissioner for Refugees
Published on 21 May 2013 View Original

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 21 mai 2013 au Palais des Nations à Genève.

Une épidémie de choléra, déclarée par le Gouvernement du Niger le 11 mai, a fait 7 morts dans l'ouest du pays, dont 2 réfugiés maliens.

Les deux réfugiés sont un homme de 45 ans, décédé le 13 mai, et un garçon de 3 ans, décédé dimanche dernier après être arrivé au centre de santé à un stade avancé de la maladie. Tous deux étaient réfugiés dans le camp de Mangaize, qui accueille 15 000 personnes dans la région de Tillaberi.

A ce jour, 248 cas ont été enregistrés dans la région de Tillaberi, dont 31 cas parmi les réfugiés accueillis dans les camps de Mangaize et Tabareybarey.

Le choléra se contracte habituellement par la consommation d'eau contaminée.

Nous réagissons à l'éruption de cette maladie dans les camps par la mise en œuvre de mesures d'urgence en matière de santé et d'assainissement, comme l'augmentation de l'approvisionnement en eau potable. Les réfugiés touchés sont traités dans les Centres de Traitement du Choléra (CTC) gérés par Médecins Sans Frontières (-Suisse). En collaboration avec nos partenaires, nous fournissons également des solutions orales de réhydratation, du savon et des comprimés pour désinfecter l'eau. Des médicaments supplémentaires sont toutefois nécessaires d'urgence dans les centres pour traiter les nouveaux cas potentiels.

Nous nous efforçons de transmettre des messages de santé publique dans les camps au moyen de campagnes de sensibilisation. Les mêmes mesures sont mises en place en direction de la communauté locale dans les régions environnantes.

Nous renforçons actuellement notre équipe par l'arrivée, hier (lundi), d'un coordinateur de santé régional qui travaillera avec les autorités et les partenaires à la mise en place de mesures supplémentaires visant à contenir l'épidémie. La mise en œuvre d'une campagne de vaccination pour la population à risque, dans les camps de réfugiés et en dehors, est une mesure essentielle en cours d'examen.

L'année dernière, une épidémie de choléra a touché 5 287 personnes et en a tué 110 dans l'ensemble du Niger. La région de Tillaberi a été la plus touchée, avec 4 792 cas et 87 décès. Aucun réfugié ne faisait partie des victimes à cette époque.

Les éruptions de choléra sont récurrentes au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde. Le Niger accueille actuellement quelque 50 000 réfugiés maliens, dont 31 000 répartis dans 3 camps dans la région de Tillaberi. Ils ont fui le conflit qui a commencé début 2012 dans le nord de leur pays.

Le conflit malien a forcé 174 000 personnes à fuir au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger. Il a également déraciné plus de 300 000 Maliens à l'intérieur de leur pays.