Inondations au Niger : 340 000 sinistés
Une équipe d’intervention ShelterBox (SRT) est en train d’évaluer les besoins en abri pour les milliers de sinistrés suite aux inondations dévastatrices dans la région de Dosso, dues à la crue du fleuve Niger.
Il s’agit des plus graves inondations depuis 100 ans. Le bilan établi par l’ONU fait état de 44 morts et de 340 000 sinistrés La Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) au Niger fait également état de 14 000 foyers détruits et de 7000 champs de culture ravagés, laissant les familles les plus pauvres sans abri et sans nourriture.
La capacité du gouvernement nigérien à répondre à cette catastrophe est très limitée car le Niger fait déjà face à une crise alimentaire dans le Sahel (afflux de réugiés Maliens), à une épidémie de choléra le long du bassin du Niger et à une invasion de locustes.
Le Président Mahamadou Issou a lancé un appel à l’aide internationale en faveur des victimes des inondations.
- Réponse humanitaire de ShelterBox
Les bénévoles SRT Mike Freeman (US) et Fiona McElroy (UK) sont arrivés sur le terrain dimanche pour rencontrer l’OCHA et le gouvernement local et coordonner ainsi une action nationale.
« Nous avons rencontré Gaston Kaba, un Rotarien avec lequel nous avons déjà travaillé lors de précédentes missions ShelterBox' explique Fiona. « Il nous aide à communiquer avec les acteurs locaux, et à gérer les aspects logistiques. »
« Nous avons rencontré l’OCHA, Oxfam, ACTED, le bureau du premier ministre et les autorités de Niamey pour préparer un plan de réponse humanitaire à la fois pour les inondations et pour la crise malienne. »'
Les SRT se sont rendus dans la capitale lundi. Les inondations ont laissé de nombreuses traces, et les villages au bord du fleuve sont détruits. Les familles sinistrées ont trouvé refuge dans des écoles.
- Des villages engloutis
'Le fleuve Niger à Niamey est plus haut de 2 mètres qu’en tant normal, et a débordé d’environ 200 mètres autour de son lit,' explique Mike. « Des familles s’étaient installés sur les berges et cultivaient des champ de riz qui ont maintenant disparu. De nombreux villages ont été complètement inondés sous les flots. »
"Normalement le pic annuel du fleuve est en décembre, après la saison des pluies. Or, celle-ci n’a pas encore commencé ; une telle quantité de précipitations est donc tout à fait inhabituelle à cette période de l’année. »
L’évaluation des besoins va continuer dans les régions de Tillabery et Dosso. Certaines zones autour de Tillabery sont encore inaccessibles et 246 villages ont disparu sous l’eau dans la région de Dosso.
« La capitale Niamey est une zone urbaine où il est difficile de trouver des sites convenables pour installer des tentes où les familles accepteront de se rendre, explique Fiona. « Nous devons trouver des zones proches de leurs anciennes maisons, et où le gouvernement pourra les soutenir en matière d’eau, d’hygiène, d’éclairage, de sécurité et de denrées alimentaires. Nous allons visiter des sites potentiels dans les jours à venir. »













