Innover les mécanismes de réponses d’urgence pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans le Sahel

Report
from Agency for Technical Cooperation and Development
Published on 21 Jan 2014 View Original

Le Sahel fait face à des crises répétées, qui aggravent progressivement la vulnérabilité des populations et érodent leur capacité de relèvement. Pour répondre à la crise alimentaire et nutritionnelle chronique et la pauvreté endémique qui affectent les pays de la zone, ACTED, et quatre ONG internationales, ont mis en œuvre en 2013, un projet avec l’objectif d’améliorer les mécanismes de réponses d’urgence aux ménages les plus pauvres.

A l’instar de la plupart des pays du Sahel, le Niger fait face à des épisodes de crises alimentaires de plus en plus rapprochés (2001, 2005, 2010, 2012). La fréquence de ces crises ne laisse pas aux populations vulnérables le temps de se relever et contribue à une érosion progressive des moyens d'existence. Malgré l’engagement des ONG locales et internationales, les projets d’urgence ne sont pas suffisants pour permettre aux bénéficiaires d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

ACTED ainsi que quatre autres ONG internationales présentes au Niger (Oxfam, Save The Children, Concern et Action Contre la Faim), ont décidé de proposer une réponse coordonnée pour assister plus de 25,000 ménages très pauvres dans le pays.

Les ménages ont bénéficié de transferts monétaires, de séances de dépistage de la malnutrition, le référencement des enfants souffrant de malnutrition, et la distribution de rations alimentaires de compléments aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de 6 à 59 mois, avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial.

Afin de mieux mesurer l’impact du projet et d’améliorer les futurs mécanismes de réponse, de nombreux mécanismes innovants de coordination ont été mis en œuvre dont une méthode de ciblage harmonisée, une base de données des bénéficiaires partagée et des outils de suivi et d’évaluation communs. Des moments d’échange, de coordination et de formation ont régulièrement eu lieu entre les équipes des différentes organisations et ont permis un véritable renforcement des capacités du personnel sur place.

Tous ces mécanismes ont permis aux ONG membres de l’Alliance, de faire entendre leur voix dans le débat en cours au Niger sur la protection sociale et les transferts monétaires, et de participer à l’élaboration de mécanismes de réponses innovants.

Les ONG membres du consortium espèrent continuer à travailler ensemble en 2014, afin d’explorer de nouvelles modalités de réponse. Le consortium est soutenu par le département d’Aide Humanitaire et de Protection Civile de la Commission Européenne.