Mauritanie : Mise à jour sur la sécurité alimentaire - juin 2012
Une situation alimentaire difficile malgré le démarrage des programmes d’assistance
Message clés
• Plusieurs initiatives humanitaires planifiées depuis avril dans les zones préoccupantes ont connu des délais, ce qui signifie que les ménages en insécurité aigue n’auraient pas toute l’assistance prévu dans le temps pour empêcher la dégradation de l'insécurité alimentaire pendant la soudure. Si l’assistance humanitaire n’est pas en cours en mi‐juillet, les pauvres et très pauvres des zones de cultures pluviales et agropastorales seront en IPC Phase 3: Crise jusqu’à septembre 2012.
• La précipitation inférieure à la normale est probable au sud de la Mauritanie. Si la répartition spatio‐temporelle est satisfaisante, la production des cultures et pâturages est possible dans les zones agricoles et pastorales du pays. On attend l'installation de la saison pluvieuse à partir de la mi‐juillet et le début des activités de cultures irriguées pour estimer son impacte sur la production céréalière et pastorale.
• Depuis mai, le gouvernement a institué des restrictions inhabituelles sur la réexportation des marchandises mauritaniennes au Mali réduisant les flux maliens de céréales qui alimentaient les marchés mauritaniens frontaliers et ceux de la zone agropastorale.
* La diminution rapide résultante de la disponibilité locale des céréales (mil et sorgho) et la hausse des prix depuis mai dans les zones frontalières sont susceptibles d’éroder le pouvoir d'achat des ménages déjà en insécurité alimentaire aiguë.
• Dans la zone des Cultures Pluviales, la situation pastorale est aggravée par l’arrivée du cheptel de refugiés (60,000 têtes environ).
Une nouvelle hausse de la demande en aliment bétail pourrait affecter la disponibilité céréalière (blé et sorgho) aux marchés de l’est de la zone (Bassikounou et d’Amourj) où l’approvisionnement en céréales est fortement réduit par le contrôle frontalier.













