Sécurité alimentaire et implications humanitaires en Afrique de l’Ouest et au Sahel - Octobre 2013

Report
from World Food Programme, Food and Agriculture Organization
Published on 30 Oct 2013 View Original

L’ESSENTIEL

  • Des perspectives moyennes de production agricole attendues au Sahel et Afrique de l’Ouest à l’exception de quelques zones localisées
  • La résurgence des criquets en Mauritanie nécessite un renforcement des systèmes de suivi et traitement
  • Le choc de la mauvaise campagne de la noix de cajou en Guinée Bissau a détérioré la sécurité alimentaire des ménages

Le prolongement de l’hivernage pendant le mois d’octobre devrait permettre de boucler la saison principale dans les zones qui ont connu un retard et un déficit de pluie même si des pertes pour cer-taines cultures comme l’arachide risquent de se produire. Les perspectives des récoltes sont relative-ment moyennes dans l’ensemble de la région. La résurgence des criquets pèlerins en Mauritanie pendant le mois d’octobre doit être suivie et contrôlée. En terme de présence de pâturages et d’état d’embonpoint du bétail, la situation pastorale correspond également à une année moyenne, avec toutefois des déficits localisés de pâturage observés en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Tchad.

Les premières récoltes de céréales améliorent la disponibilité alimentaire et provoquent un début de baisse des prix des céréales, ce qui va améliorer le pouvoir d’achat des ménages qui s’approvision-nent aux marchés pour s’alimenter. Toutefois, au Niger, au Mali et au Tchad les prix des principales céréales sèches restent supérieurs à leur moyenne quinquennale.

La situation en Guinée Bissau montre une vulnérabilité importante des ménages ruraux à l’insécurité alimentaire à cause de la mauvaise campagne de commercialisation de la noix de cajou. La situa-tion est à suivre de près car des risques de détériorations existent.

L’insécurité alimentaire au Nord du Mali reste une préoccupation surtout avec la poursuite des re-tours de populations. Les réfugiés et les déplacés internes restent les populations les plus à risque.