Rapport du Secrétaire général sur les enfants et le conflit armé au Mali (S/2014/267)

Report
from UN Security Council
Published on 14 Apr 2014 View Original

Résumé

Soumis en application des résolutions 1612 (2005), 1882 (2009), 1960 (2010), 1998 (2011) et 2068 (2012) du Conseil de sécurité, le présent rapport fournit des renseignements concernant les six formes d’atteintes graves commises sur la personne des enfants au Mali entre janvier 2012 et décembre 2013.

Dans le rapport, le Secrétaire général expose les atteintes graves commises contre les enfants par les parties au conflit, notamment Al-Qaida au Maghreb islamique, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad, Ansar Dine et, dans une moindre mesure, les forces de défense et de sécurité maliennes et les milices progouvernementales. Il s’agit essentiellement de violences sexuelles, de meurtres et mutilations, du recrutement et de l’utilisation d’enfants et d’attaques contre les écoles et les hôpitaux. Par ailleurs, des enfants ont été détenus pour leur association présumée avec des groupes armés. Les régions les plus touchées étaient celles de Gao, Kidal et Tombouctou.

Le Secrétaire général indique que la fin du conflit et le processus de stabilisation progressive du nord du Mali ont contribué à faire baisser le nombre des atteintes graves enregistrées. Il indique également que les enfants victimes des six formes d’atteintes graves n’ont plus autant besoin de protection qu’au début de la crise, c’est-à-dire pendant toute l’année 2012 et les premiers mois de 2013.

Toutefois, si la situation politique et en matière de sécurité s’est généralement améliorée, les enfants demeurent vulnérables et exposés à d’autres atteintes, en particulier dans le nord. D’importants problèmes de surveillance et de signalement des atteintes graves continuent de se poser tandis qu’on dispose toujours d’informations limitées avant et après la création du mécanisme de surveillance et de communication de l’information.