Mali: Perspective de la sécurité alimentaire - Juillet à Décembre 2012
Du fait de la faiblesse de la disponibilité d’information concernant les criquets pèlerins et l’incertitude sur l’évolution de la crise politique dans le nord du Mali, les projections des résultats futures de l’insécurité alimentaire sont moins certaines.
L’analyse suivante sera actualisée au fur et à mesure que des nouvelles informations seront disponibles.
Messages clés
L’insécurité au nord continue de perturber le circuit économique par la baisse d’opportunité d’emplois, le faible approvisionnement et les prix élèves des céréales, et les termes d’échange défavorables aux éleveurs. Pourtant, l’insécurité alimentaire située à IPC Phase 3: Crise connaitra une amélioration graduelle d’ici décembre à IPC Phase 2 :
Stress résultant du renforcement des opérations humanitaires en cours et planifiées au nord, la fin de la soudure pastorale, et l’installation de la campagne agricole.
A partir de juillet, on assistera à la fin de la période de soudure pour les zones pastorales ce qui apportera des améliorations importantes de pâturage et d’eau, et contribuera au bon embonpoint du bétail, la normalisation des prix des animaux et la reprise de migration saisonnière normale. Les apports humanitaires aux éleveurs depuis juin ont facilité l’atteinte d’IPC Phase 2 : Stress à partir de juillet.
Les perspectives pour les productions agricoles sont jugées globalement moyennes pour la campagne 2012-2013, renforcées par les pluies précoces et excédentaires observées jusqu’en juillet et le commencement des activités agricoles. Pourtant, on s’attend à une baisse importante de la production rizicole au nord à cause du manque des intrants et équipements. En résultat, les revenus saisonniers dans les zones riz fluvial et élevage transhumant (LZ3) et le Delta du Niger (LZ6) seront réduits et les pauvres resteront en IPC Phase 3 : Crise jusqu’en décembre lorsque les récoltes locales apporteront une légère amélioration.
L’invasion de criquet pèlerin constitue une menace sur la campagne agricole en cours, car l’insécurité empêche le suivi et le traitement des zones infestées au nord du pays. Les zones de signalisation se multiplient dans le Tamesna et l’Adrar et où des individus adultes sont observés depuis mai. La mobilisation immédiate des ressources pour détecter, traiter et prévenir la prolifération acridienne est essentielle pour éviter de grandes pertes de récoltes et de pâturages au Mali et dans la région du Sahel.
L’allure de la campagne agricole, les initiatives en cours pour appuyer les régions du nord et l’apaisement du climat politique contribueront à une amélioration de la situation alimentaire du pays à partir de septembre. Toutefois, l’arrêt précoce des pluies et d’éventuelle invasion acridienne pourraient affecter la sécurité alimentaire particulièrement pour les zones de culture sèches du pays.













