Les rebelles du nord se renforcent, campagnes d’enrôlement en place
Depuis plus d’un mois que le Nord du Mali est sous l’emprise de différents groupes armés, les équilibres dans la région apparaissent désormais plus clairs, tandis que les préoccupations s’intensifient depuis que l’organisation de campagnes d’enrôlement a été confirmée, dans le but apparent de se préparer à d’éventuels affrontements contre l’armée et d’exercer un plus grand contrôle du territoire.
Selon les indiscrétions provenant du ministère de la Défense, une centaine d’Africains du Nord – notamment des Tunisiens, des Algériens et des Libyens – seraient dernièrement venus renforcer les rangs d’Aqmi (Al-Qaeda au Maghreb islamique).
Selon les différentes informations disponibles, le poids du groupe touareg Mnla (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) s’avèrerait moins influent qu’il n’y semblait au départ et serait dominé, en termes d’effectifs et d’armes, par le Mujao (Mouvement pour l’unité du jihad en Afrique de l’Ouest) – branche d’Aqmi retenue responsable de l’enlèvement de plusieurs ressortissants occidentaux et de diplomates algériens – et Ansar al Din, sous commandement d’un vieux chef rebelle touareg dont l’objectif est d’imposer la loi islamique dans tout le Mali. Si le Mnla continue de mettre l’accent sur sa laïcité et sa volonté d’instaurer un État de l’Azawad, les deux autres groupes semblent désormais opérer ensemble, depuis qu’ils ont tous deux revendiqué la récente profanation d’un mausolée à Tombouctou.
Dans l’attente de nouveaux développements à Bamako, théâtre d’un coup d’État militaire le 22 mars dernier, les grandes inconnues de la situation concernent à présent le nombre effectif de rebelles prêts à combattre dans le Nord, les éventuelles sources de tensions entre les groupes armés et les véritables arsenaux dont ceux-ci disposent et qui pourraient avoir été renforcés à la suite de la chute l’an dernier du régime de feu Mouammar Kadhafi.













