Lancement d’une semaine espoir et resilience pour le Sahel par OCHA, Oxfam, l’Institut français et l’UCAD

Dakar, 7 novembre 2012 – l’équipe Sahel du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), en partenariat avec Oxfam, l’Institut français du Sénégal à Dakar et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) lancent la Semaine Espoir et Résilience.

Organisée dans la capitale sénégalaise du 13 au 15 novembre, cette manifestation braque les projecteurs sur l’une des crises alimentaires et nutritionnelles les plus graves au monde qui affecte environ18 millions de personnes dans la région du Sahel.

Le vernissage d’une exposition de photographies aura lieu dans les Jardins de l’Institut français ce mardi 13 novembre à 19 heures. Cette série de photos, prise à la fois dans des camps de réfugiés, dans les villages, les centres de santé ou des jardins communautaires témoignent des activités mises en place par les partenaires humanitaires pour ériger un futur sans famine dans le Sahel. Ce vernissage sera suivi d’un concert d’Ismaël Lô, musicien sénégalais de renommée internationale.

Une conférence débat sur le thème « le Sahel peut-il sortir du cycle des crises alimentaires ? » est prévue le 14 novembre à 10 heures à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le panel sera composé de: Mr Saliou Ndiaye, Recteur de l’UCAD; M. David Gressly, Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel des Nations Unies; M. Ismaël Lô, musicien; Professeur Salimata Wade, Professeur titulaire en physiologie et nutrition (UCAD); Saliou Sarr, producteur de riz et représentant de l'Association sénégalaise pour la promotion du développement à la base (ASPRODEB). Le débat sera modéré par Eric Hazard, responsable de la campagne Cultivons en Afrique de l'Ouest de Oxfam.

Enfin le dernier film de Marie Monique Robin Les moissons du futur, sera projeté le jeudi 15 novembre à 19 heures à l’Institut culturel français.

Les sécheresses récurrentes des dernières années dans le Sahel ont miné la capacité de millions de personnes à se relever de chocs successifs et à retrouver des moyens de subsistance. En 2012, l’insuffisance des récoltes, conjuguée à la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux et les mouvements de populations en raison de l’insécurité dans le nord du Mali, a encore une fois menacé l’existence de millions de personnes. Pour Ismaël Lo « C’est vrai, nous ne pouvons pas éviter les sécheresses. Mais, nous avons le devoir de mettre fin aux crises alimentaires en donnant aux populations des moyens de résister aux manques de pluies, à la hausse des prix ».

Même en temps normal, préviennent les acteurs humanitaires, près de 230 000 enfants meurent chaque année de malnutrition aiguë sévère tandis que de 9 à 10 millions de personnes font face à l’insécurité alimentaire. Pour la communauté humanitaire, il est urgent de venir à bout des faiblesses structurelles que connaît le Sahel et d’investir dans l’édification de la résilience des populations. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de briser le cycle infernal de la faim.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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