Crise dans le nord: l’Afrique en appelle à l’ONU et c’est le Qatar qui se montre

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from Missionary International Service News Agency
Published on 07 Jun 2012 View Original

La crise qui sévit dans le Nord du Mali – occupé depuis plus de deux mois par des groupes armés – sera bientôt à l’ordre du jour d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, ont décidé mercredi les chefs d’État et de gouvernement des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à l’issue de leur Sommet à Lomé, au Togo, accédant ainsi à la requête du président béninois Thomas Boni Yayi, qui exerce actuellement la présidence tournante de l’Union africaine (UA). En outre, à la requête de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), le Conseil de Paix et Sécurité de l’UA sollicitera formellement le Conseil de sécurité de l’Onu de contribuer à la résolution du conflit dans le Nord du Mali.

D’aucuns observent que la décision de l’Uemoa reflète l’incapacité des organisations régionales et continentales à résoudre à elles seules la situation du Mali, qui a par ailleurs entrepris un délicat processus de transition après le coup d’État du 22 mars dernier. D’autres encore estiment que la décision prise à Lomé aspire à obtenir un soutien international non seulement diplomatique mais surtout militaire et stratégique pour lutter contre l’expansion du terrorisme au Sahel.

En attendant, la coalition malienne des détracteurs du récent coup d’État, rassemblés au sein du Front du Refus (Fdr), a exhorté le gouvernement de la transition à déployer ses troupes dans le Nord pour repousser les groupes rebelles et certains médias locaux, comme Le Journal du Mali, qualifient d’”imminente” une éventuelle controffensive de l’armée dans les régions septentrionales depuis la localité stratégique de Douentza.

Pendant ce temps, d’après l’hebdomadaire français Le Canard Enchaîné, qui cite une source de la Direction du renseignement militaire français, “les insurgés du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla indépendantiste et laïc), les mouvements Ansar Eddine, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (Mujao) ont reçu une aide en dollars du Qatar”, au su de certains dirigeants politiques français de haut niveau, dont le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian. D’ailleurs, toujours selon la même source, le Nord du Mali se serait transformé en un “immense sanctuaire terroriste”, où circulent également des combattants du groupe armé islamiste Boko Haram et des instructeurs pakistanais de retour de Somalie, où ils forment les rebelles al Shabaab.