Une personne tuée par une bombe dans la capitale (police)

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from Agence France-Presse
Published on 16 Sep 2013

09/16/2013 16:19 GMT

ANTANANARIVO, 16 septembre 2013 (AFP) - Une personne a été tuée lundi après-midi par une bombe, la quatrième explosion depuis le 4 septembre dans la capitale malgache Antananarivo, a annoncé la police.

"Une bombe a explosé et a fait un mort dans la capitale cet après-midi", a déclaré à l'AFP le commandant de la gendarmerie d'Antananarivo, le colonel Florens Rakotomahanina.

L'explosion s'est produite dans le centre d'Antananarivo, dans le quartier d'Ambondrona, a-t-il ajouté sans donner davantage de précisions sur les circonstances de l'explosion.

"Vers 13H45 (10H45 GMT), j'ai entendu une forte explosion, j'ai eu peur que notre maison se soit effondrée", a déclaré à l'AFP un habitant du quartier, Randria.

"Puis je me suis rendu sur le lieu de l'explosion et j'ai senti l'odeur de la poudre", a-t-il poursuivi.

Il s'agit de la quatrième explosion de bombe ces derniers jours dans Antananarivo, où le climat politique est très tendu à l'approche d'élections présidentielle et législatives retardées, et prévues le 25 octobre.

Mais aucune des trois premières explosions n'a fait de victimes.

Un groupe autoproclamé "Défenseurs de la Souveraineté Nationale" avait revendiqué l'explosion de la première bombe devant un hôtel d'Antananarivo.

Ce groupe reproche à la communauté internationale sa trop grande ingérence dans le processus électoral malgache, notamment pour avoir exigé le retrait de trois des candidats favoris de la prochaine présidentielle, en raison de leur non-respect des conditions d'éligibilité.

Il s'agissait des candidatures du président de la Transition, Andry Rajoelina, de l'épouse de l'ex-président Marc Ravalomanana, Lalao Ravalomanana, et de l'ancien président Didier Ratsiraka.

Les élections prévues le 25 octobre sont censées mettre un terme à la crise politique qui sévit depuis quatre ans.

En 2009 le renversement du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, à l'époque maire d'Antananarivo, avait isolé la Grande Ile et privé de la majeure partie des aides internationales. Depuis, la criminalité est en hausse et la capitale est en proie à l'insécurité.

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