Impact socio-économique de l’invasion acridienne en cours à Madagascar - Rapport de mission (17 avril-12 mai 2013)

Report
from Food and Agriculture Organization
Published on 31 Aug 2013 View Original

Madagascar est confronté à une menace acridienne qui, à partir d’avril 2012, a pris les allures d’une véritable invasion acridienne avec le risque de créer une grave famine dans le pays. C’est dans ce contexte que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a décidé d’envoyer une mission en vue d’examiner l’impact socio-économique de cette invasion acridienne et son évolution prévisible afin d’informer en temps opportun les autorités et les partenaires techniques et financiers sur les mesures préventives à prendre en vue de la contrôler efficacement. La mission, composée d’un Consultant international et d’un expert acridologue, a séjourné à Madagascar du 17 avril au 12 mai 2013 et visité les régions alors les plus touchées par l’invasion acridienne, à savoir celles d’Atsimo-Andrefana, du Bongolava et du Menabe.

Les travaux ont été conduits en étroite collaboration avec la Direction de la protection des végétaux, y compris la Cellule de veille acridienne, le Centre national antiacridien et d’autres acteurs nationaux concernés. Les principaux résultats et conclusions préliminaires des travaux ont été présentés le 10 mai 2013 au Ministère de l’agriculture en présence des partenaires techniques et financiers. Il a été indiqué que la situation actuelle était très sérieuse et en constante évolution.

Les dégâts ont été principalement confirmés sur riz, une culture essentielle à Madagascar. Cependant, les estimations de dégâts doivent être complétés par une évaluation plus détaillée et systématique. De plus, pour la région d’Atsimo Andrefana (une partie des l’ancienne province de Tuléar), il fut difficile de distinguer les dégâts causés par les criquets de l’impact du cyclone Haruna, car il existe des interactions entre ces évènements (de fortes pluies bien réparties offrant des conditions favorables à la reproduction des criquets). La nature évolutive de la menace acridienne impose aussi qu’une certaine marge soit donnée à l’estimation des dégâts aux cultures.

Il n’est donc pas aisé d’identifier l’impact des dégâts dus aux criquets sur la disponibilité alimentaire du pays à un moment donné d’autant que les estimations concernant l’approvisionnement et les réserves en riz peuvent manquer de précision.