Liban: 3e jour de heurts à Tripoli liés au conflit en Syrie, 2 morts

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from Agence France-Presse
Published on 23 Oct 2013

10/23/2013 16:13 GMT

TRIPOLI, 23 octobre 2013 (AFP) - Des affrontements armés liés au conflit en Syrie se déroulaient mercredi pour le troisième jour consécutif à Tripoli, la grande ville du nord du Liban où deux personnes ont été tuées et plus de 30 blessées, selon un responsable.

Les échanges de tirs qui se poursuivaient de manière sporadique en début de soirée opposent des habitants du quartier de Jabal Mohsen, majoritairement alaouite et acquis au président syrien Bachar al-Assad, à ceux de Bab al-Tebbaneh, largement sunnite et partisan de la révolte contre le régime syrien, a-t-il précisé.

Ils ont éclaté au moment où était diffusée lundi soir à la télévision une interview de M. Assad, lui-même de confession alaouite, alors que les combats entre ces deux quartiers sont fréquents depuis le début du conflit en Syrie il y a plus de deux ans et demi.

"Deux personnes ont été tuées depuis lundi soir, un adolescent de 13 ans (originaire de Jabal Mohsen) et un homme de 32 ans (de Bab al-Tebbaneh)", a déclaré le responsable au sein des services de sécurité. Au total, 33 personnes ont été blessées.

Les heurts ont conduit à la fermeture de toutes les écoles de la ville mercredi et poussé à la fuite des familles des deux quartiers vers d'autres secteurs de Tripoli, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Très tôt mercredi, "des hommes armés des deux côtés ont essayé d'attaquer le quartier de l'autre camp", a précisé le responsable de la sécurité, en ajoutant que l'armée, déployée entre les deux quartiers, avait "riposté aux sources des tirs".

En soirée, une fumée noire s'échappait d'un magasin de Bab al-Tebbaneh qui a été incendié, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Les violences se sont multipliées à Tripoli, la deuxième ville du Liban, au fur et à mesure que la Syrie, ancienne puissance tutélaire du Liban, s'enfonçait dans un conflit devenu guerre civile.

Dominé par la Syrie pendant trois décennies, le Liban tout entier est profondément divisé entre pro- et anti-régime de Damas, surtout depuis que le mouvement chiite libanais Hezbollah a admis en mai envoyer des combattants pour soutenir les troupes de Bachar al-Assad.

Des sunnites libanais ont aussi traversé la frontière et pris les armes du côté des rebelles, en majorité sunnite.

Par ailleurs, l'armée libanaise a annoncé avoir arrêté quatre Syriens entrés illégalement dans l'est du Liban. Leur voiture stoppée sur la route Wadi Hmeid-Arsal était bourrée de "fusils et de pistolets, ainsi que de munitions, des équipements militaires et des grenades".

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