Overwhelming majority of Haitians living in displacement camps want to leave but have nowhere to go [EN/FR]

Haiti - An overwhelming majority of people living in more than 1,000 displacement camps in Haiti since the 2010 earthquake want to leave but do not have the financial resources to do so, according to the first major intentions survey among earthquake displaced people released today by IOM, ACTED and Communicating with Disaster Affected Communities (CDAC) Haiti.

Luca Dall'Oglio, IOM Chief of Mission in Haiti, explains, "The intention survey debunks the notion that people are living in the camps out of choice. The survey indicates that it is extreme poverty, worsened by the earthquake which has kept hundreds of thousands of Haitians homeless for so long."

According to IOM data, despite a sharp decrease in the camp population from some 1.5 million last year, over 600,000 Haitians still live in approximately 1,000 displacement camps scattered mostly around the capital, Port-au-Prince.

Although the camps continue to shelter Haiti's vulnerable, they are also a serious risk factor during the hurricane season.

IOM-Haiti polled over 15,000 camp dwellers to find out why they are still there despite the discomfort and insecurity posed by living in tents or under tarps, through a cholera epidemic, and two consecutive hurricane seasons. The revealing results and associated recommendations are presented today following a collaborative effort between IOM, ACTED and CDAC.

The Intentions Survey found that 94 per cent of people living in camps would leave if they had alternative accommodation. Most of those surveyed said if they had to depart immediately, they would not have the means to pay rent or the resources to repair or replace their damaged or destroyed homes.

Closing these camps is a top priority for the Government of Haiti and the United Nations, international and local humanitarian organizations are supporting the government to find urgently needed durable solutions. The Interim Commission for the Reconstruction of Haiti (ICRH) is currently reviewing President Michel Martelly's plan to assist families living in six camps to return to 16 neighbourhoods in Port-Au-Prince.

To leave the camps, an overwhelming majority said that they need financial aid if they are to rent accommodation, or repair or rebuild their damaged houses.

Asked where they would wish to go, 17 per cent said they wished to return to their original homes, 12 per cent said they wanted to leave Port-au-Prince and go back to the countryside. Some 11 per cent said they needed more information to decide, 10 per cent said they wanted to go to a planned site, while 9 per cent were prepared to return to their own home, even if it was not repaired. Finally, 19 per cent said they had no place to go.

"This survey provides factual-based evidence of the need to communicate more and in a better way with the earthquake affected population," says CDAC Haiti Coordinator Ben Noble. "All humanitarian partners have to better assess the information needs of these communities to be able to adapt and design relocation and return projects according to the needs and concerns expressed by displaced people."

The survey's analysis recommends the provision of financial aid to the displaced, the creation of more income generating activities and microcredit facilities, the prompt repair of damaged property, and the building of permanent houses and key infrastructure. A task force comprised of Government of Haiti and humanitarian partners, convened by the UN, is seeking solutions precisely along these lines.

Over the coming months, more camp residents are expected to be offered housing solutions and be encouraged to leave the camps.

The intentions survey and its subsequent analysis is a collaborative effort of the Camp Coordination and Camp Management (CCCM) cluster, the Shelter Cluster, UNOPS, IOM, ACTED, CDAC Haiti and Internews. IOM Haiti carried out the surveying by telephone using numbers in IOM's registration database that tracks the population of camps.

The report is available online at: http://www.iom.int/jahia/webdav/shared/shared/mainsite/media/docs/report...

For more information, please contact Leonard Doyle at IOM Haiti, Tel: +509 370 25066, Email: Ldoyle@iom.int or Ben Noble at CDAC Haiti, Tel: +509 392 69498, Email: Coordinator@cdac-haiti.org

Une écrasante majorité d'Haïtiens souhaite quitter les camps de déplacés mais n’a nulle part où aller

Haïti - D'après les premiers sondages d'intentions parmi les déplacés libérés des camps aujourd’hui par l'OIM, ACTED et Communication with Disaster Affected Communities (CDAC) à Haïti, une grande majorité de personnes vivant dans plus d'un millier de camps de déplacement à Haïti depuis le séisme de 2010 souhaite partir mais n'a pas les ressources financières pour le faire.

Ce sondage d'intentions ébranle l'idée selon laquelle les gens vivent dans les camps par choix. Le sondage indique que c'est l'extrême pauvreté, aggravée par le séisme, qui laisse des centaines de milliers d'Haïtiens sans abris », déclare Luca Dall'Oglio, chef de mission de l'OIM en Haïti.

D'après les données de l'OIM, malgré une chute du nombre de personnes dans les camps, par rapport au 1,5 million l'année dernière, plus de 600 000 Haïtiens vivent dans environ 1 000 camps de déplacement principalement répartis autour de Port-au-Prince, la capitale.

Bien que les camps continuent de loger les personnes vulnérables d'Haïti, ils sont un sérieux facteur de risques pendant la saison des ouragans.

L'OIM à Haïti a sondé plus de 15 000 résidents des camps, pour comprendre pourquoi ils sont toujours là, malgré les problèmes d'inconfort et d'insécurité posés par la vie dans des tentes ou sous des bâches en plastique, après avoir connu l'épidémie de choléra et deux saisons d'ouragans consécutives. Les résultats révélateurs et les recommandations associées sont présentés aujourd'hui, à la suite d'un effort commun entre l'OIM, ACTED et CDAC.

Le sondage d'intentions a révélé que 94% des gens vivant dans les camps partiraient s'ils pouvaient trouver un autre logement. La plupart des personnes interrogées ont déclaré que si elles devaient partir immédiatement, elles n’auraient pas les moyens de payer un loyer ou les ressources pour réparer ou remplacer leurs maisons endommagées ou détruites.

La fermeture de ces camps est une priorité pour le gouvernement d'Haïti et les Nations Unies ainsi que les organisations humanitaires internationales et locales aident le gouvernement à trouver des solutions durables urgentes. La Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti réexamine actuellement le projet du Président Michel Martelly visant à aider des familles vivant dans six camps, à retourner dans leurs quartiers de Port-au-Prince.

Pour quitter les camps, une grande majorité affirme avoir besoin d'une aide financière pour louer un logement, ou bien réparer/reconstruire leurs maisons endommagées.

A la question « où voudriez-vous aller ? », 17% ont déclaré vouloir retourner dans leurs maisons d'origine, 12% souhaitent quitter Port-au-Prince et retourner dans la campagne. Quelque 11% ont déclaré avoir besoin de plus d'informations pour prendre leur décision, 10% aimeraient être logés dans un site organisé, alors que 9% seraient prêts à retourner dans leurs maisons, même si elles n'étaient pas réparées. Enfin, 19% ont confié n'avoir nulle part où aller.

« Ce sondage fournit des preuves factuelles de la nécessité de communiquer plus et mieux avec la population touchée par le séisme », déclare Ben Noble, coordinateur de CDAC Haïti. « Tous les partenaires humanitaires doivent mieux évaluer les besoins d’informations de ces communautés, pour pouvoir adapter et concevoir des projets de relogement et de retour, en fonction des besoins et des inquiétudes exprimés par les personnes déplacées. »

L'analyse du sondage préconise d'apporter une aide financière aux déplacés, de mettre au point plus d'activités génératrices de revenus et de possibilités de microcrédit, de réparer rapidement les maisons endommagées et de construire des logements permanents et des infrastructures clés. Une équipe spéciale composée de partenaires du gouvernement haïtien et d'organisations humanitaires, convoquée par les Nations Unies, cherche justement des solutions dans ces domaines.

Au cours des prochains mois, d'autres résidents des camps devraient se voir proposer des solutions de logement et être incités à quitter les camps.

Le sondage d'intentions et l'analyse qui en découle sont un effort commun du cluster de gestion et coordination des camps (CCCM), du cluster chargé des abris, de l'UNOPS, de l’OIM, d'ACTED, de CDAC Haïti et d'Internews. L'OIM en Haïti a réalisé l'enquête par téléphone en utilisant des numéros enregistrés dans la base de données de l'OIM qui effectue le suivi de la population des camps.

Le rapport est disponible en ligne sur: http://www.iom.int/jahia/webdav/shared/shared/mainsite/media/docs/report...

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Leonard Doyle, OIM Haïti, Tel: +509 370 25066, Email: ldoyle@iom.int,

ou

Ben Noble, CDAC Haïti, Tel: +509 392 69498, Email: : Coordinator@cdac-haiti.org,

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