L'AFD soutient 21 nouveaux projets d'ONG françaises pour un montant de 10,3 millions d'euros

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from Government of France
Published on 15 Oct 2013 View Original

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 15 octobre 2013. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Plan international France – Améliorer la santé maternelle et infantile au Togo

Subvention de 481 500 euros sur 3 ans à Plan international France pour la mise en œuvre d’un projet de prise en charge intégrée des maladies du nouveau né et de l’enfant dans la préfecture de l’Est Mono, à l’Est du Togo. Cette initiative permettra de former 350 professionnels de santé, de renforcer l’équipement et la gestion des structures de santé et d’améliorer les connaissances des communautés concernant les maladies de l’enfant. Le projet bénéficiera à 21 000 enfants de moins de 5 ans et 4000 femmes enceintes. Il sensibilisera 65 000 personnes sur les bonnes pratiques en matière de santé.

GRDR – Développement durable des régions littorales en Afrique de l’Ouest

Subvention de 1,8 millions d’euros sur 4 ans au Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR) pour un programme de développement durable des régions littorales du Sénégal (Sédhiou et Ziguinchor), Guinée-Bissau (Cacheu et Oïo) et Guinée (Boké), peuplées de 1,5 millions d’habitants. L’objectif est de renforcer le dialogue entre la société civile et les autorités territoriales intégrant la gestion durable des écosystèmes du littoral. Le programme comprend notamment l’élaboration de plans régionaux et la mise en place d’un fonds cogéré par les collectivités territoriales, les autorités locales et les citoyens.

CIDR – Promotion des mutuelles de santé dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire

Subvention de 495 750 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un projet de promotion des mutuelles de santé en faveur des populations du secteur informel et agricole de la Région des Lacs en Côte d’Ivoire. Ce projet vise à promouvoir, en partenariat avec des entreprises privées, un réseau de mutuelles de santé en articulation avec la mise en place envisagée de la Couverture maladie universelle (CMU) décidée par le gouvernement ivoirien. Il s’adresse en priorité aux producteurs de cacao de la zone et à leurs familles. Au terme de ce projet, 70 000 personnes devraient bénéficier de cette couverture, et à cinq ans 200 000 personnes, seuil à partir duquel le dispositif devrait être équilibré.

CARE France – Réaménagement urbain de la commune de Carrefour en Haïti

Subvention de 400 000 euros sur 3 ans à CARE pour la contribution un projet de relogement des populations affectées par le séisme du 12 janvier 2010 grâce à l’aménagement et à la reconstruction de 4 quartiers de Carrefour, une commune située en périphérie de Port au Prince. D’un montant total de 7,2 millions d’euros, le projet est mené en consortium avec la Mairie de Carrefour, Cordaid et la Fondation Architectes de l’urgence. Il inclut le renforcement des acteurs locaux pour qu’ils s’impliquent de manière concrète dans l’amélioration des quartiers ; la gestion des risques et des désastres afin d’accroître la résilience des communautés ; la mise en place de logements surs, d’espaces publics et un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement et le renforcement du secteur économique à travers le développement d’initiatives locales.

ECPAT – Promotion et défense des droits de l’enfant face au tourisme sexuel et à la prostitution à Madagascar

Subvention de 240 000 euros sur deux ans et demi à ECPAT pour un projet visant à lutter contre le tourisme sexuel impliquant les enfants à Madagascar. L’enjeu est de stimuler un changement de comportement et d’attitudes des touristes à Madagascar et de réduire la tolérance sociale qui existe autour de ces questions dans le pays. Le projet, qui sera mis en place à Antananarivo et Nosy Be, mobilise associations, pouvoirs publics et secteur privé. Il comprend notamment la mise en place dans 4 structures hôtelières partenaires de procédures permettant le signalement et la prise en charge des victimes. Au-delà de la sensibilisation, le projet inclut un volet répression, avec la participation des forces de police française et malgache.

1001 fontaines - Accès à une eau de boisson saine en milieu rural à Madagascar

Subvention de 449 376 euros sur 3 ans à 1001 fontaines pour un projet visant à réduire la mortalité due à la consommation d’une eau insalubre dans les zones rurales sur la côté Est de Madagascar. Le projet permettra à la population de 18 communes d’accéder durablement à une eau de boisson saine. Il pérennisera une structure locale de support aux opérateurs afin d’assurer la viabilité à long terme de l’initiative. Il développera aussi les capacités entrepreneuriales des opérateurs exploitant les stations à travers des formations. Le projet permettra à entre 37 000 et 50 000 personnes d’accéder durablement à une eau de boisson saine. 14 400 écoliers bénéficieront d’un accès quotidien et gratuit à une eau saine dans leurs classes et 25 entrepreneurs seront formés.

ATES – Amplifier le tourisme équitable et solidaire

Subvention de 245 858 euros sur 3 ans pour un projet de structuration du milieu associatif porté par l’Association pour le tourisme équitable (ATES). L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs du tourisme équitable à développer et promouvoir une offre de voyage raisonnée et responsable. Il s’agit de faire émerger tant chez les promoteurs et agents de voyages que chez les consommateurs touristes, une vision du développement plus respectueuse des droits et facteur de plus de responsabilité sociale et environnementale. Le projet comprend également une dimension d’éducation au développement impliquant la promotion de la thématique et la sensibilisation des citoyens.

Artisans du Monde – Promotion du commerce équitable pour réduire la pauvreté

Subvention de 480 000 euros sur 3 ans à la Fédération Artisans du Monde pour un projet d’éducation au développement visant à promouvoir le commerce équitable. L’objectif est de sensibiliser des citoyens pour une prise de conscience de leur pouvoir d’action à une échelle tant individuelle que collective. Il s’agit aussi de contribuer au renforcement du dialogue avec les pouvoirs publics et d’autres acteurs de la société (collectivités, acteurs de l’économie sociale et solidaire, organisations de solidarité internationale) afin de promouvoir le commerce équitable comme un instrument de réduction de la pauvreté et des inégalités.

TGH - Améliorer les conditions de vie de populations rurales isolées en Birmanie

Subvention de 196 917 euros sur 2 ans à Triangle Génération Humanitaire (TGH), pour un projet de développement rural dans l’Etat du Chin, en Birmanie. Mené dans le prolongement d’actions de sécurité alimentaire d’urgence, ce projet visera à développer les revenus des familles d’agriculteurs dans 13 villages (soit environ 4000 personnes), par le développement de cultures de rente et l’amélioration des pratiques agricoles. Il aidera également ces communautés à élaborer et mettre en œuvre des plans de gestion des terroirs villageois et des actions de réduction des risques naturels. Un troisième axe concernera le renforcement d’un partenaire local, l’ONG AYO, dans une perspective de passage de relais. Ce projet vise en effet à préparer des actions de plus long terme, notamment sur la structuration des filières agricoles.

DSF – Prise en charge de la douleur et soins palliatifs au Mozambique

Subvention de 471 344 euros sur 3 ans à Douleurs sans frontières (DSF) pour un projet visant à renforcer la prise en charge de la douleur, de la souffrance et des soins palliatifs à Maputo et dans la province de Gaza au Mozambique en permettant une meilleure articulation entre acteurs de santé institutionnels et acteurs de la société civile. Il s’agit de renforcer les capacités de l’Association mozambicaine de soins palliatifs, des acteurs de santé communautaire et des autorités locales de santé, autour d’un objectif d’amélioration de l’accès aux soins de qualité des patients vivants dans les zones rurales isolées. Il s’agit aussi d’appuyer les acteurs institutionnels et de la société civile afin de développer des actions de plaidoyer et de structurer la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs au niveau national.

Secours catholique – Accompagner le développement économique et social en zone urbaine en Mauritanie

Subvention de 549 250 euros sur 3 ans au Secours Catholique – Caritas France pour un projet de développement économique et social d’une partie de la communauté urbaine de Nouakchott. Le projet vise à la fois l’insertion sociale et professionnelle des femmes chefs de ménage et des jeunes déscolarisés et le renforcement des compétences des organisations de la société civile et des institutions publiques mauritaniennes dans le développement communautaire. Il développe des activités de sensibilisation sur la reconnaissance des droits des bénéficiaires en vue de modifier progressivement des pratiques en termes d’hygiène, de santé et d’éducation. Il prévoit notamment des formations en alphabétisation et un accompagnement soutenu vers l’emploi. Le projet permettra de renforcer le partenaire local Caritas Mauritanie en matière de montage de projet.

ESSOR – Développement d’une agriculture urbaine et écologique au Mozambique

Subvention de 478 784 euros sur 3 ans à ESSOR pour un projet visant à développer une agriculture urbaine et agro écologique à Maputo. L’objectif est de pérenniser la filière maraîchage conventionnelle en zone urbaine en dynamisant les débouchés pour la commercialisation des produits issus de cette filière et de créer une filière agro-écologique dite de « légumes sains » permettant de garantir un impact plus durable sur l’environnement. Ce projet apporte une réponse aux difficultés d’approvisionnement en produits frais et diversifiés que rencontrent les grandes villes africaines et notamment la zone urbaine de Maputo qui dépend des importations de produits depuis l’Afrique du Sud.

IECD – Insertion professionnelle des jeunes en Méditerranée

Financement de 545 000 euros sur 3 ans à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un projet d'appui à l'insertion professionnelle de jeunes défavorisés au Liban, Maroc et Egypte, pays où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé au monde. Il s’agit de moderniser l'offre de formation aux métiers de l'électrotechnique et des énergies renouvelables via la création et la mise à niveau de diplômes équivalents au BAC professionnel, au Liban et en Egypte, et de CAP au Maroc et en Egypte, en utilisant l'approche par compétence avec le dispositif du stage et de l'alternance. Le projet prévoit de former 2700 jeunes avec l'objectif d'assurer l'insertion professionnelle de 75% d'entre eux.

Handicap international – Lutter contre les violences sexuelles envers les envers les enfants handicapés en Afrique

Financement de 524 274 euros sur 3 ans à Handicap International pour un projet de lutte contre les violences sexuelles commises à l'encontre des enfants en situation de handicap au Burundi, Kenya et Rwanda. Ce projet pilote aborde une thématique encore taboue dont on découvre l'ampleur depuis quelques temps. Il implique l'ensemble des acteurs, enfants, familles et communautés, services sociaux et juridiques et politiques locales, nationales et internationales pour endiguer ce phénomène. Ce projet viendra nourrir avec des pratiques, des expériences et des données un plaidoyer encore peu documenté au niveau national et international. Par ce projet, près de 600 enfants vulnérables seront appuyés, 300 professionnels des services sociaux et judiciaires et 12 associations locales seront renforcés pour s'imposer comme acteurs du changement.

CFSI – Renforcer la société civile dans le dialogue avec les pouvoirs publics au Congo-Brazzaville

Financement de 247 500 € au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI), chef de file du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo Brazzaville afin de mettre en place une phase transitoire de 6 mois visant à consolider la structuration et la compétence de plateformes thématiques initiées en 2011. Il s'agit de préparer au mieux les plateformes à leur mission d'animation de la concertation afin de faire émerger des positions communes et de porter la voix collective de la société civile congolaise dans les concertations et les dialogues avec les pouvoirs publics locaux et nationaux qui sont amenés à s'intensifier.

CIDR – Renforcer les capacités des ONG africaines

Subvention de 405 530 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un projet visant à soutenir l’Alliance internationale de développement et de recherches (AIDR), un réseau de 22 associations africaines et européennes créé en 2005. L’objectif de ce réseau est de promouvoir la mise en place d’organisations africaines professionnelles au service des populations défavorisées, disposant d’une réelle capacité d’innovation et menant des actions contribuant à influencer les politiques de développement régionales, nationales et internationales. Il intervient dans des domaines variés : le développement des agricultures familiales, la finance inclusive, le développement économique local et le financement des PME, la gestion des systèmes de santé et la micro-assurance santé, l’éducation, les dynamiques de territoire, l’appui au processus de décentralisation et la gouvernance locale… Le projet vise à appuyer la professionnalisation de ce réseau, de ses équipes et sa capacité à produire collectivement une réflexion concertée.

CARI – Promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans au Centre d’actions et de réalisations internationales (CARI) pour promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb en sauvegardant et en valorisant le patrimoine naturel, économique, social et culturel. Il s’agit d’appuyer et de renforcer les capacités du RADDO, première plateforme de la société civile oasienne, afin de favoriser la prise en compte de recommandations issues des réalités locales et contribuer ainsi aux politiques publiques existantes. Il s’agit aussi de partager et diffuser des pratiques de gestion durable des ressources naturelles par la mise en place de projets contribuant au développement et à la viabilité des oasis (tourisme solidaire, gestion intégrée des ressources en eau, adaptation au changement climatique…). Le projet touchera 80 000 personnes habitantes d’oasis.

CCFD/TS – Partenariat entre associations et collectivités locales en faveur de la démocratie participative au Maroc

Subvention de 445 356 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire (CCFD-TS) pour un projet visant à l’émergence et à la démultiplication de processus de démocratie participative locale au Maroc afin de permettre l’accès des populations à leurs droits fondamentaux. L’objectif est de renforcer les capacités et l’implication des acteurs locaux de développement, notamment les associations, et favoriser la concertation et l’identification de bonnes pratiques entre associations, élus communaux et habitants. Le projet comprend la formation de 22 associations marocaines et de 14 associations françaises et la mise en place, dans 4 communes marocaines, de processus-pilotes de concertation entre acteurs locaux et leurs partenaires en France (associations, commune, habitants, associations issues de l’immigration en France…). Le programme s’inscrit dans le contexte institutionnel marocain qui encourage les communes à mettre en place une concertation étroite avec la société civile dans le cadre des Plans communaux de développement.

Fondation d’Auteuil – Promouvoir les droits des enfants et des jeunes en situation de rue en République démocratique du Congo

Financement de 416 701 euros sur 3 ans à la Fondation d’Auteuil pour un projet d’appui à la promotion, au respect et à la mise en œuvre des droits des enfants et jeunes en situation de rue à Kinshasa. Ce projet œuvre à la réinsertion sociale de 8500 enfants et adolescents, l’objectif étant d’apporter une solution durable aux enfants protégés. Il s’agit d’assurer leur scolarisation, l’assiduité dans le suivi de leur formation, de favoriser l’insertion professionnelle, de réaliser une réunification avec la famille proche ou une famille d’accueil quand cela est possible ou, dans le cas contraire, de permettre leur accueil en centre d’hébergement. L’accent est mis sur l’éducation et la formation professionnelle comme constituant des droits inaliénables de l’enfant qui contribuent au développement économique et à la paix.

Groupe URD – Améliorer la qualité et la gestion de l’information du secteur de l’aide internationale

Financement de 371 819 euros sur 2 ans au Groupe Urgence réhabilitation développement (URD) pour l’initiative Sigmah qui vise à mutualiser des moyens afin de répondre aux défis de la qualité et de la gestion de l'information du secteur de l'aide internationale. L’association est à la tête d’une initiative collaborative impliquant plusieurs ONG françaises autour d’un outil de gestion numérique destiné aux acteurs de la solidarité internationale. Développé comme un bien commun sous licence libre, et donc accessible à tous, le logiciel permettra de mettre en commun des moyens et des informations entre les équipes du siège et les équipes de terrain, au sein d’ONG du Nord comme du Sud. A terme, l’objectif de Sigmah est d’améliorer l’efficience et la cohérence des actions des ONG françaises et internationales, suivant une démarche de qualité et de redevabilité qui profitera à l’ensemble du secteur.

IECD – Formation et insertion professionnelle des jeunes libanais et réfugiés syriens au Nord Liban

Subvention de 471 000 euros sur 2 ans à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un projet de formation technique et d’insertion socio-professionnelle à destination des jeunes libanais et réfugiés syriens au Nord Liban. Cette intervention vise le renforcement des capacités de résilience et d’accueil des populations hôtes en proposant une réponse aux besoins en formation technique. 800 jeunes de Tripoli, âgés de 15 à 25 ans accéderont à des formations aux métiers du bâtiment, de la maintenance informatique et de climatiseurs, et d’aide à la personne. Parmi eux, 400 jeunes seront par ailleurs impliqués dans des activités de « life skills » et des actions communautaires d’intérêt général, destinées à faire évoluer la vision que les deux communautés ont l’une de l’autre grâce à leur participation conjointe aux activités. Au-delà de l’amélioration de l’insertion professionnelle et sociale, ce projet doit permettre d’apaiser les tensions entre les deux populations et favoriser leur coexistence.