Haïti : L'UNICEF pour le mieux-être des jeunes victimes
Selon les chiffres officiels, 300.000 enfants ont été touchés par le passage des différents ouragans sur Haïti. Et les divers maux auxquels se trouvent aujourd'hui confrontés ces enfants ont entre autres pour noms «profond traumatisme et une confusion liés aux situations dramatiques auxquelles ils ont été exposés ».
Plusieurs d'entre eux sont placés dans des abris provisoires grouillants de monde, et dépourvus d'installions sanitaires suffisants. De plus, ces jeunes victimes n'ont guère ou reçoivent rarement des rations alimentaires adaptées à leurs besoins.
Aussi, deviennent-ils plus vulnérables encore, non seulement à cause des carences alimentaires, mais également et surtout à cause du désordre général découlant des catastrophes naturelles. De par sa vocation, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) répond tant bien que mal à leurs différentes attentes.
A ce jour, en effet, l'UNICEF a fourni 120.000 litres d'eau aux populations, des kits d'hygiène, des couvertures et comprimés pour la purification de l'eau. «La priorité est l'accès à l'eau potable et l'installation de sanitaires pour éviter les maladies », a indiqué le chargé de communication de l'UNICEF, Louis Vigneault.
Déjà, l'on enregistre une légère hausse des cas de diarrhée et d'infections respiratoires, « mais il ne s'agit de rien d'inquiétant », selon M. Vigneault.
«Nous avons constaté que beaucoup de victimes ont vécu une situation de grand stress au moment même des inondations et après, particulièrement, lors des déplacements. Tout ceci occasionne une sensation de confusion à la fois chez l'adulte et chez l'enfant », explique M. Vigenault. Aussi, l'UNICEF apporte-t-elle également un soutien psycho-social aux familles victimes particulièrement celles hébergées dans des abris provisoires. Des travailleurs sociaux organisent dans nombre de centres d'hébergement des séances d'échange entre victimes.
Pour l'UNICEF, le cas des enfants dans des orphelinats constitue également une priorité. A travers un spot actuellement diffusé dans plusieurs stations de radio, l'UNICEF sensibilise la population à respecter le droit des enfants particulièrement menacé en ce moment. En effet, ceux-ci sont davantage sujets à tout type de violences et d'abus.
Alors que le soutien aux populations sinistrées se poursuit, l'UNICEF participe parallèlement, et de concert avec le Gouvernement haïtien, à la mise en place de conditions favorables à la rentrée scolaire, repoussée au 6 octobre. Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance procure, d'une part, du matériel pour le nettoyage des établissements scolaires, et d'autre part, du mobilier pour les institutions qui ont tout perdu.
Si Gonaïves bénéficie prioritairement de cette aide, l'UNICEF envisage son élargissement à d'autres villes du pays. Les récentes intempéries ont endommagé plus de 400 écoles à travers le pays et plusieurs sont encore utilisées comme abris provisoires.
Dans son souci de créer le plus d'attention autour de la situation des enfants vulnérables et victimes des intempéries, l'UNICEF associe à son action celle de personnalités mondialement connues. C'est le cas avec l'ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF, l'actrice Mia Farrow, qui a visité Haïti du 19 au 22 septembre.
A l'occasion, Mia Farrow a été aux cotés des familles sinistrées des Gonaïves, leur apportant réconfort et espoir. « Toute personne en position d'autorité dans ce pays ou qui a des moyens a la responsabilité de s'occuper des enfants les plus vulnérables » a-t-elle fait remarquer.
Un meilleur avenir pour les enfants
Si la priorité actuelle est d'apporter une réponse rapide et adéquate aux populations dans le besoin, il n'en demeure pas moins que des actions sont nécessaires pour qu'à l'avenir les familles soient « moins vulnérables aux catastrophes naturelles ». De nombreuses villes du pays ont payé un lourd tribut. Parmi elles figure la ville de Cabaret où de nombreux enfants sont morts suite au passage du cyclone Ike.
Et l'UNICEF en a pleinement conscience. Aussi, à travers différents programmes, favorise-t-elle la prévention par l'éducation impliquant a la fois adultes et enfants.
Comme le souligne l'Organisation internationale, «Save the Children», près de 175 millions d'enfants sont menacés chaque année de par le monde par les catastrophes naturelles. Aujourd'hui, plus que jamais, des décisions tant au niveau national qu'international s'avèrent impératives pour un avenir plus sécuritaire à ces enfants.













