Haïti : Abattoirs et bateaux de pêche pour des communes du Sud
Des travaux de rénovation de l'abattoir, financés à hauteur de 447.515,89 gourdes (1 dollar américain vaut 35 gourdes) par la MINUSTAH, dans le cadre de ses projets à effet rapide, ont permis de remettre à neuf l'abattoir de la commune de Moron. Une fontaine devant l'alimenter en eau est également en construction.
Cette initiative a eu pour effet d'améliorer les conditions de production de viande destinée aux populations locales. En effet, souligne le maire de la commune, Joël Georges, « l'abattoir du marché était en mauvais état; cela constituait un risque pour la santé de la population qui consomme de la viande des animaux abattus sur place ».
A Chambellan, une commune voisine, l'abattoir, devenu inutilisable, était abandonné. La MINUSTAH vient en outre de doter cette commune d'un nouvel abattoir. Il est financé à hauteur de 411.034 gourdes.
Aussi, le maire de la commune, Vidal Chevalier, se réjouit-il des impacts positifs de la nouvelle construction pour la population. « L'abattoir permettra de réaliser de la charcuterie dans des conditions hygiéniques, améliorant par conséquent les conditions sanitaires de la population », a-t-il en effet déclaré. M. Chevalier se félicite en outre des retombées financières qu'entrainera pour la mairie, la construction de l'abattoir. « Avec les impôts directs provenant de cette section du marché de la zone, les recettes communales vont augmenter », a-t-il renchéri.
Des habitants des communes de Moron et de Chambellan ne cachent pas leur satisfaction concernant les abattoirs. Des personnes interrogées estiment que « ces initiatives constituent des éléments appréciables dans le développement local ».
« Food for the Poor » appuie le secteur de la pêche
Dans deux autres communes du département, notamment à Bonbon et Abricot, l'activité de la pêche connaît un plus grand développement. En effet, à Bonbon est en construction une maison qui servira de siège aux pêcheurs. Il est dénommé « village de pêcheurs ». Les travaux sont financés par l'ONG « Food for the Poor ». Cette initiative vise à regrouper tous les pêcheurs de la zone en Association afin de structurer et moderniser le secteur.
En outre, la Coopérative Solidarité des Pêcheurs d'Abricots a reçu quatre bateaux de pêche de l'ONG « Food for the Poor». Une chambre froide pour la conservation des fruits de mer, financée par la même ONG, a été également construite à Abricots. Tout ceci s'est traduit par l'augmentation de la production de fruits de mer dans la commune qui ambitionne désormais de «renforcer sa place tant sur le marché national et d'accroître ses exportations sur le marché international ».
Selon le maire des Abricots, Jean-Claude Fignolé, « cette coopérative tient à regrouper l'ensemble des pêcheurs de la commune ». « Les membres de Solidarité bénéficient d'une assurance sociale dans le cadre de leurs activités », a-t-il poursuivi.
Les bateaux sont remis à des groupes de pêcheurs qui ont pour responsabilité de les faire fructifier au maximum. «La pêche est un métier comme tout autre et tout pécheur qui fait preuve de paresse dans l'exercice de son métier se verra enlevé le bateau mis à sa disposition », a ajouté le chef de la municipalité.
La majorité de la population de Bonbon et d'Abricots vit directement ou indirectement de la pêche. Ceux qui s'adonnent à cette activité sont, pour la plupart, munis d'équipements rudimentaires. Certains utilisent des bateaux de pêches plus ou moins modernes construits au Centre Technique Saint Joseph de Jérémie, propriété de l'Eglise Catholique.












