République Dominicaine : Des migrants haïtiens en difficulté dans la localité frontalière de Limón

Report
from Groupe d'Appui aux Rapatriés & Réfugiés
Published on 29 Apr 2014

Des ressortissants-es haïtiens résidant à Limón, une localité de la province de Samaná au Nord-est de la République Dominicaine, font face à de sérieuses persécutions, suite à l’assassinat du nommé Regue, un citoyen dominicain, le 11 avril 2014. Ce crime qui avait été attribué à un travailleur migrant haïtien, a suscité une psychose de peur au sein de la communauté haïtienne de cette zone frontalière, composée en grande partie de travailleurs agricoles, a appris le GARR.

« A Limón, des migrants-es haïtiens sont contraints de rester chez eux en raison des menaces proférées par le nommé Santo, le fils du défunt, qui a juré de venger la mort de son père. », a rapporté, Raphaël Louis, Coordonnateur Zonal du Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) à Fonds-Verrettes.

Le week-end dernier deux (2) ressortissants haïtiens qui traversaient la frontière en provenance de Limón ont déclaré au représentant du RFJS être très inquiets pour la vie des Haïtiens qui résident dans cette agglomération. Ils ont appelé les autorités dominicaines et haïtiennes à intervenir rapidement pour empêcher que la situation se détériore davantage.

« Il ne se passe pas même une journée sans que des Dominicains ne viennent nous intimider. Nous ne nous sentons pas en sécurité face à ces menaces récurrentes. Il faut que les autorités des deux pays agissent en toute urgence pour éviter le pire. », ont-ils souligné.

Le responsable du RFJS dit craindre que des citoyens-citoyennes haïtiens provenant de différentes sections de la commune frontalière de Fonds-Verrettes qui entrent au quotidien à Limón ne soient victimes de représailles. Il les appelle à la prudence jusqu’à ce que le calme soit revenu.

Le GARR exhorte les autorités haïtiennes et dominicaines à conjuguer leurs efforts pour l’établissement d’un climat harmonieux entre les deux peuples de l’île. Il les appelle à travailler pour assurer la sécurité des travailleurs migrants et des membres de leur famille qui sont souvent victimes de représailles en territoire dominicain.