L’OIM Djibouti lance un appel de fonds pour venir en aide à des migrants en détresse vulnérables

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from International Organization for Migration
Published on 26 Mar 2013 View Original

Djibouti – L’OIM Djibouti lance un appel de fonds au titre de la procédure d’appel global 2013 des Nations Unies car elle a d’urgence besoin de 5 millions de dollars E. U. pour apporter une aide humanitaire vitale à un nombre croissant de migrants éthiopiens vulnérables, en détresse à Djibouti.

A ce jour, l’OIM Djibouti n’a pas encore reçu de fonds au titre de cette procédure, alors que des migrants vulnérables continuent d’avoir besoin d’aide, et plus particulièrement les femmes qui, de plus en plus, sont victimes de violences de la part de passeurs et de trafiquants. (A ce jour, sur les 72 millions de dollars E. U. demandés par des organismes humanitaires à Djibouti au titre de la procédure d’appel global 2013, 6 % seulement ont été obtenus).

Chaque année, plus d’une centaine de milliers de migrants, pour la plupart des Ethiopiens et, dans une moindre mesure, des Somaliens, font le voyage extrêmement dangereux via Djibouti, dans la Corne de l’Afrique, à destination du Yémen et de la péninsule arabique en quête d’une vie meilleure en Arabie saoudite et dans les Etats du Golfe.

Quittant l’Ethiopie et la Somalie, ils cheminent pendant des semaines dans l’immense désert implacable pour tenter d’atteindre Obock, à Djibouti. Depuis plus de six ans, ce pays est en proie à une sécheresse continue, et le manque d’eau attise les tensions entre les communautés locales et les migrants. Ceux ci sont nombreux à mourir en chemin, tandis que beaucoup d’autres sont exploités par des criminels.

L’OIM a besoin de fonds pour continuer à apporter une aide vitale à des migrants en détresse et mener une campagne mobile de sensibilisation aux risques de la migration irrégulière et de la traite d’êtres humains dans les régions éloignées et frontalières.

L’OIM administre à Obock un centre d’aide aux migrants qui fournit actuellement des services de conseil et de promotion de l’hygiène, ainsi qu’un soutien médical consistant, notamment, à orienter les personnes gravement blessées vers les hôpitaux de district de Tadjoura et d’Obock – les deux régions qui accueillent le plus grand nombre de migrants en route vers le Yémen. Les ressources de ces deux hôpitaux, au service des communautés locales et des migrants, sont sollicitées à l’extrême.

Le Centre d’aide aux migrants enregistre un nombre croissant de migrants éthiopiens souhaitant ardemment retourner au pays au titre du programme de retour volontaire assisté de l’OIM. Au cours des trois premiers mois de 2013, l’Organisation a aidé 161 Ethiopiens à rentrer chez eux, contre 10 durant la même période en 2012 et 69 durant toute l’année dernière.

L’OIM enregistre les candidats au retour volontaire assisté et traite avec le Gouvernement de Djibouti et l’ambassade d’Ethiopie pour les munir des documents de voyage requis. En outre, elle leur fournit de la nourriture, un toit et une aide médicale, et organise leur transport de retour. A ce jour, 20 migrants attendent de pouvoir rentrer en Ethiopie au Centre d’aide aux migrants à Obock.

Pour plus d’informations, prière de contacter

Bakary Doumbia
à l’OIM Djibouti
Courriel : bdoumbia@iom.int
Tél. : + 253 77 80 71 71

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