Uvira : Plan d'action de lutte contre le recrutement des enfants dans les conflits armés

Uvira, 25 janvier 2013 - La section de la protection de l’enfant de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a présenté en décembre dernier à Uvira, un plan d’action de lutte contre le recrutement et l'utilisation d’enfants dans les conflits armés et contre les violations graves des droits de l’Homme commis à leur endroit par des éléments des forces de défenses et de sécurité du pays.

Une cinquantaine d'acteurs locaux dont des officiers de l'armée et de la police ont pris part à cette activité. Une équipe d’experts des Nations Unies sur la question des enfants et des conflits armés a appelé les autorités civiles et militaires à s'impliquer activement dans la mise en œuvre de ce plan dont le lancement est prévu en début 2013.

Au regard du conflit latent dans la plaine de la Ruzizi, à Uvira, entre les communautés Bafuliru et Barundi, qui a conduit à la formation de nombreux groupes armés ou milices, les participants se sont accordés à reconnaître la pertinence de ce plan d’action. « Le gouvernement devra quand même tenir compte de l'identification des sites des groupes armés par rapport à la réparation, la cartographie des intervenants, la réinsertion, l'éducation, parce que les enfants quand ils vont dans les groupes armés ils reviennent à un âge avancé et il y a des écoles qui ne peuvent plus les accepter », a dit l’un des participants.

Les participants ont donc proposé une solution pour ces enfants en âge avancé et libérés des ‘serres’ des groupes armés, à savoir la création de métiers où ils peuvent apprendre une vocation. Ils ont enfin recommandé une lutte sans merci contre l’impunité. « Il faut que les auteurs qui recrutent les enfants soient aussi jugés publiquement pour qu'à la fin de l'année 2013 on ait zéro enfant dans les groupes armés », ont-ils suggéré

Le plan en question a été signé le 4 octobre 2012 à Kinshasa par le Premier ministre Augustin Matata Ponyo et le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Roger Meece.

Laurent Sam Oussou/ MONUSCO