Une nouvelle stratégie d’aide-pays pour soutenir la croissance et la transformation de l’économie en République démocratique du Congo

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from World Bank
Published on 09 May 2013 View Original

WASHINGTON, le 9 mai 2013. Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a examiné aujourd’hui une nouvelle stratégie d’aide-pays pour la République démocratique du Congo (RDC). Celle-ci vise à soutenir les efforts entrepris par le pays pour améliorer les fondements de l’expansion économique et du partage de la prospérité, et s’articule autour de quatre axes transversaux : l’amélioration de l’accès aux services sociaux essentiels, le renforcement de la gouvernance, l’offre de débouchés pour les femmes et la lutte contre le changement climatique.

Le Conseil a également approuvé un don de 100 millions de dollars destinée à un projet de développement urbain ainsi qu’un don de 66,95 millions de dollars à titre de financement additionnel pour un projet de renforcement des capacités de gouvernance. Les deux projets viennent appuyer la nouvelle stratégie d’aide-pays et sont financés par l’Association internationale de développement (IDA)*.

« Avec cette nouvelle stratégie d’aide-pays, la Banque mondiale s’engage à accompagner la RDC sur la voie de la prospérité partagée et de la réduction de la pauvreté, dans l’optique des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) », a déclaré Eustache Ouayoro, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC. « L’accroissement de la production minière (cuivre, cobalt, zinc et or), la revitalisation du secteur agricole, la transparence et la concurrence dans les secteurs pétrolier et forestier ainsi que l’adoption de mesures pour remédier à la fragilité et aux conflits à l’Est du pays sont autant d’éléments essentiels pour atteindre les OMD ».

La nouvelle stratégie, qui s’étendra sur quatre exercices et couvrira la période 2013–2016, prévoit un financement de 760 millions de dollars environ lors de la première période et un montant estimé à 500 millions de dollars pour la dernière période, avec pour objectif d’appuyer les opérations de l’IDA.

Elle est en accord avec le deuxième Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) et vise quatre objectifs stratégiques : accroître l’efficacité de l’État à l’échelon central et au niveau décentralisé, et améliorer la bonne gouvernance tout en renforçant l’impact des opérations de la Banque mondiale sur le développement ; renforcer la compétitivité économique en favorisant une accélération de la croissance tirée par le secteur privé et créatrice d‘emplois ; améliorer la fourniture des services sociaux ; combler les déficits de développement qui contribuent à la fragilité et aux conflits dans les provinces de l’Est. Les aspects liés à la parité hommes-femmes et au changement climatique sont traités de manière transversale dans le cadre des quatre objectifs mentionnés précédemment.

Le projet de développement urbain (100 millions de dollars) sera destiné aux villes de Bukavu, Kalemie, Kikwit, Kindu, Matadi et Mbandaka, qui représentent une population totale de 2 millions d’habitants environ. Il soutiendra les efforts menés par le gouvernement pour améliorer l’accès des citoyens à des services de base tels que les routes, l’eau et l’électricité, accroître les capacités des autorités dans la gestion des villes et renforcer les mécanismes de responsabilité entre l’administration locale et la population.

« La RDC connaît une urbanisation rapide et non planifiée sous l’effet de la migration des populations rurales vers les villes, en quête d’opportunités d’emploi », a indiqué Mahine Diop, chef de l’équipe-projet. « En mettant l’accent sur la consolidation du cadre juridique et le renforcement des capacités à tous les niveaux de gouvernance, ce projet améliorera les moyens d’existence de ceux qui vivent dans ces villes en plein essor ainsi que leur accès à des services essentiels. »

Le financement supplémentaire alloué au projet de renforcement des capacités de gouvernance (66,95 millions de dollars) contribuera à l’objectif d’amélioration de la gouvernance inscrit dans la stratégie d’aide-pays, en soutenant le développement de systèmes de gestion publique opérationnels à tous les niveaux de gouvernement. Le projet permettra l’amélioration des systèmes de gestion financière et de passation des marchés ainsi que le renforcement des capacités dans quatre provinces (Bandundu, Katanga, Kasaï-Occidental et Sud-Kivu).

« La RDC bénéficie d’un potentiel formidable pour accélérer sa croissance, réduire la pauvreté et améliorer les indicateurs de développement humain », a déclaré Jean Mabi Mulumba, chef de l’équipe-projet. « Le pays doit impérativement régler ses problèmes de gouvernance pour progresser dans ces domaines et atteindre ses objectifs du Millénaire pour le développement. »

  • Fondée en 1960, l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des crédits et des dons destinés à des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 81 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA soutient les activités de développement dans 108 pays Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant étant destinés à l’Afrique.