Situation humanitaire en République Démocratique du Congo - Note d'information à la presse, 5 juin 2013

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 05 Jun 2013

La Province Orientale en proie à des épidémies.

  • Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 27 082 cas de paludisme dont 55 décès ont été enregistrés entre les 20 et 26 mai dans 77 zones de santé (ZS) sur les 83 que compte la Province Orientale. La ZS d’Isiro a été la plus touchée avec 1 383 cas sans décès. Plus de 30 000 cas de paludisme dont 81 décès avaient été notifiés la semaine précédente. Sur le front de la rougeole, 266 cas dont six décès ont été rapportés entre les 20 et 26 mai. Tous les décès viennent de la ZS de Wamba où l’on a enregistré 52 cas durant la période. On note une diminution de cas par rapport à la semaine précédente où on avait 452 cas dont un décès. La prise en charge des cas est assurée par le Ministère et ses partenaires tandis que les ONG Médecins sans Frontières (MSF) et MEDAIR appuient la campagne de riposte et organisent la prise en charge dans les ZS de Aketi, Bondo et Likati (Bas-Uele).

  • Les échantillons des cas suspects de la Fièvre hémorragique à virus d’Ebola (FHV), signalés dans la Zone de santé de Mongo (Territoire d’Aketi, dans le Bas-Uele), se sont révélés négatifs au test du laboratoire de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa. Selon les autorités sanitaires, des recherches se poursuivent pour déterminer la nature de la maladie.

Le vide sécuritaire expose les populations civiles aux exactions des groupes armés dans certaines zones du Territoire de Kalehe (Sud-Kivu).

  • Plusieurs maisons ont été pillées et incendiées le 31 mai dans le Groupement de Ziralo, dans les Hauts Plateaux de Kalehe, suite à une situation de vide sécuritaire causée par le redéploiement à la mi-avril des éléments de l’armée nationale dans d’autres zones. Le vide sécuritaire a permis la montée de l’activisme des groupes armés. Un agent humanitaire a été enlevé et retenu pendant quelques heures sur l’axe Numbi – Ziralo. Pourtant, la relative accalmie au début de l’année avait permis d’importants mouvements de retour des personnes déplacées et un redéploiement des acteurs humanitaires. 7 200 familles retournées (plus de 35 000 personnes) avaient pu ainsi bénéficier d’une distribution d’articles ménagers essentiels. La moitié des 702 093 personnes déplacées dans la Province du Sud-Kivu se trouve dans le Territoire de Kalehe. L’insécurité réduit l’accès humanitaire et laisse des milliers de personnes sans assistance.

Nord-Kivu : plus de 150 morts suite à l’insécurité dans la zone de Pinga

  • Plus de 150 personnes auraient trouvé la mort depuis fin mai dans la zone de Pinga, au nord-est du Territoire de Walikale, dans la Province du Nord-Kivu. L’insécurité sévit dans la zone depuis le 28 avril suite aux affrontements à répétition entre groupes armés. Cette situation, exacerbée par des tensions intercommunautaires, provoque des déplacements pendulaires de population et a déjà occasionné la suspension de la majorité des activités humanitaires dans la zone. Dans le Territoire de Masisi, différents groupes armés ont occupé les positions laissées par l’armée nationale, proches des agglomérations de Kitchanga et Masisi Centre, et ont érigé des barrières de taxations illégales. Les populations autochtones et déplacées font l’objet d’exactions diverses.

  • La communauté humanitaire du Nord-Kivu mène actuellement des interventions en faveur des personnes déplacées sur les sites alternatifs transitoires (SAT) à SOTRAKI (3 400 personnes) et une extension du site spontané de Buhimba (1 600 personnes). Norwegian Church Aid (NCA) et Oxfam apporte l’assistance dans le secteur de l’eau, hygiène et assainissement ; Handicap International, le Programme alimentaire mondial (PAM), NRC, UNICEF et la Croix Rouge congolaise ont érigé des tentes ; Médecins Sans Frontières (MSF) a déployé une clinique mobile ; la 8ème Communauté des églises pentecôtiste d’Afrique centrale (8ème CEPAC) mène une évaluation nutritionnelle. Les sites sont coordonnés et gérés par l’Organisation internationale pour les migrations (lOIM) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avec le soutien de la Protection civile provinciale et la Commissions nationale pour les réfugiés (CNR).

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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