RDC/Nord-Kivu : Reprise des affrontements entre les FARDC et le M23 à la périphérie de Goma - Update No. 1 du 15 juillet 2013

Contexte et faits majeurs

Dimanche 14 juillet 2013 dans l’après-midi, des affrontements à l’arme lourde ont éclaté entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les éléments du groupe armé M-23 dans la localité de Mutaho, située à environ 10 km au nord-ouest de Goma (Territoire de Nyiragongo).

Ces affrontements qui se seraient poursuivis très tôt le matin du 15 juillet, interviennent quelques semaines seulement après les combats du mois de mai entre les deux belligérants dans la même zone.

Fin mai, les combats avaient poussé plus de 5 000 personnes à fuir vers les camps et sites de déplacés dans la périphérie de Goma. Par ailleurs, des obus étaient tombés dans un des quartiers de Goma et non loin du camp de déplacés de Mugunga III tuant quatre personnes et blessant une dizaine.

En novembre 2012, les combats entre les deux groupes avaient mené à la chute de la ville de Goma et au déplacement de dizaines de milliers de personnes, la plupart d’entre elles continuent encore à habiter dans les camps et sites autour de la ville.

Conséquences humanitaires

Selon les informations disponibles au matin du 15 juillet 2013, seulement une quarantaine de ménages se serait déplacée dont la grande majorité vers le camp de déplacés de Mugunga III. Malgré la violence des affrontements du 14 juillet, la faiblesse du mouvement de population dans la zone, serait liée au fait que la plupart des personnes qui avaient quitté la zone à la suite des combats du 20 au 22 mai dernier, n’y sont pas retournées. Ces personnes qui avaient été installées dans les sites de transit, ont depuis lors été conduites vers les sites et camps de déplacés existants. Les combats se déroulent à une dizaine de kilomètres de l’axe Goma – Sake où se trouvent des sites et camps de déplacés accueillant près de 160 000 personnes. Il y a des risques importants de voir des mouvements de population vers la ville de Goma et la zone de Sake, et d’avoir de nombreux blessés avec la chute d’obus dans des zones habitées.

Besoins et réponses humanitaires d’urgence

La protection, l’abri, l’accès aux soins de santé et l’eau, hygiène et assainissement sont les besoins potentiels dans l’éventualité d’un mouvement important de population. Si les combats continuaient, les axes d’approvisionnement de Goma pourraient être affectés, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix des vivres sur le marché et avoir une répercussion sur la sécurité alimentaire.

Par ailleurs, depuis le mois de mai, les populations issues de la zone de Mutaho ne peuvent plus accéder à leurs champs et de ce fait ont perdu leurs récoltes et ne peuvent préparer la nouvelle saison agricole.

Dans le cadre de la préparation de la réponse, une réunion de coordination a eu lieu ce matin à Goma afin de s’assurer de la capacité des humanitaires à répondre le cas échéant.

L’accès aux populations vulnérables, le respect des principes humanitaires et la protection des civils demeurent une préoccupation majeure et doivent être garantis par toutes les parties aux conflits.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

To learn more about OCHA's activities, please visit http://unocha.org/.