RDC: la brigade d'intervention rapide sera "robuste" et autonome (ONU)

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from Agence France-Presse
Published on 06 Feb 2013

02/06/2013 21:35 GMT

NEW YORK (Nations unies), 6 fév 2013 (AFP) - La "brigade d'intervention rapide" que l'ONU souhaite créer en République démocratique du Congo (Monusco) sera "robuste" et capable "d'intervenir en solo", a indiqué mercredi le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous.

Forte de trois bataillons (2.500 hommes environ), cette unité de la mission de l'ONU dans ce pays, la Monusco, "sera plus robuste", a assuré M. Ladsous à des journalistes.

"Elle sera en mesure d'intervenir non plus nécessairement, comme c'est le cas dans le mandat actuel (de la Monusco), aux côtés des forces armées de RDC mais en solo, de manière autonome avec des moyens accrus" de transport aérien.

La brigade restera sous l'autorité du commandant de la Monusco. L'ONU va aussi établir des "lignes de consultation politique" avec les pays voisins de la Conférence des pays des Grands lacs pour les informer sur cette nouvelle unité, a expliqué M. Ladsous.

La mission de la brigade "sera triple: empêcher l'expansion des groupes armés" actifs dans la région, comme le M23, "les neutraliser et les désarmer".

La Tanzanie et l'Afrique du Sud se sont porté candidats pour contribuer à cette unité, qui prêtera main forte aux quelque 17.000 hommes de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco).

La création de la nouvelle brigade doit encore être enterinée par le Conseil de sécurité de l'ONU, mais M. Ladsous s'est déclaré optimiste après des consultations à ce sujet mardi au Conseil.

En ce qui concerne l'utilisation de drones pour surveiller la frontière entre la RDC et le Rwanda, que le Conseil a autorisé, M. Ladsous s'est déclaré "très ouvert à l'idée de partager" les informations recueillies par les drones avec les instances régionales comme la Conférence des grand lacs.

"Nous allons voir si cela aide la Monusco à agir davantage en amont et si cela se revèle dissuasif", a-t-il commenté.

Il a semblé minimiser les difficultés pour conclure un plan régional de paix pour l'est de la RDC, que les dirigeants de l'Union africaine n'ont pas réussi à signer le 28 janvier à Addis Abeba. "Ce ne sont pas des problèmes de fond qui ont retardé la signature", a-t-il estimé en prévoyant une signature "dans les prochaines semaines".

avz/are

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