RDC: haro sur l'extension de l'agriculture illégale dans le parc des Virunga

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from Agence France-Presse
Published on 17 Jul 2014

07/17/2014 06:27 GMT

KINSHASA, 17 juillet 2014 (AFP) - Les autorités congolaises veulent mettre un terme à l'extension de l'agriculture illégale dans le parc national des Virunga, plus vieille réserve naturelle d'Afrique, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

"L'Institut congolais pour la conservation de la nature-Parc national des Virunga, ICCN-PNVi, dénonce la poursuite des envahissements par une partie des agriculteurs occupant le parc en violation des résolutions prises lors" d'une médiation menée par des élus locaux en 2013, écrit la direction du parc dans un communiqué.

"Malheureusement, certains agriculteurs ont ouvert de nouveaux champs (...) et détruisent systématiquement la forêt pour fabriquer le charbon de bois", ajoute le texte.

"Certains ont déjà installé des bivouacs permanents et introduit du bétail" dans la partie nord du parc, déplore l'ICCN, indiquant qu'il "se trouve dans l'obligation légale de maintenir l'intégrité du parc".

"Aucun nouveau champ ne sera toléré et tout le bétail doit sortir" des limites de la réserve naturelle, ajoute la direction, qui a pouvoir de police sur tout le territoire du parc.

Joyau classé au patrimoine mondial de l'Unesco, le parc national des Virunga s'étend sur près de 800.000 hectares à la frontière avec l'Ouganda et la Rwanda.

Créé en 1925 sous la colonisation belge, il offre une diversité de paysages exceptionnelle: savanes, volcans, forêt dense, grands lacs, hautes montagnes, marécages, et abrite plusieurs espèces menacées, comme les gorilles de montagne.

Abîmé par la déforestation, le braconnage et les combats dans cette zone ou sévissent encore de nombreux groupes armés, le parc est classé patrimoine en péril depuis 1994 et voit son avenir encore plus menacé depuis que le gouvernement soupçonne sa partie sud de receler du pétrole.

La pression démographique est également un problème récurrent et des chefs coutumiers de la région de Beni (nord de la province du Nord-Kivu) contestent régulièrement le tracé des limites de la réserve, réclamant de pouvoir installer des gens sur des terres qu'ils revendiquent à l'intérieur du parc.

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