RD Congo/Kivu : les conditions sécuritaires s'améliorent alors qu'un bastion rebelle succombe, signale Misna

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from Caritas
Published on 31 Jul 2009 View Original
Kinshasa, le 31 juillet 2009 (caritasdev.cd): Les conditions de sécurité se sont améliorées dans la région de Rutshuru, au Nord-Kivu, en parallèle aux opérations militaires de l'offensive Kimia II lancée il y a quelques mois pour débarrasser la zone des groupes armés, indiquent les mouvements locaux de la société civile. Si les habitants rentrent peu à peu chez eux dans certaines localités, comme Rugari, Kisigari, Bweza, Jomba et Busanza, d'autres régions demeurent néanmoins inaccessibles aux agents humanitaires à cause de l'insécurité qui y subsiste, signale une dépêche de l'Agence catholique MISNA parvenue à caritasdev.cd.

"Surtout dans les milieux ruraux, la situation n'est pas encore bonne. On brûle des maisons, on tue les gens. Ce sont souvent des zones opérationnelles entre les Fardc (Forces armées de la République Démocratique du Congo, Ndlr) et les Fdlr (Forces démocratiques de libération du Rwanda, Fdlr), alors la sécurité ne peut pas être rétablie là-bas", précise à misna.org Tanzi Jérôme, coordonnateur local pour les urgences humanitaires.

Pendant ce temps, au Sud-Kivu, à l'issue de trois jours de violents combats, l'armée congolaise a annoncé la conquête de Kashindabada, bastion rebelles rwandais des Fdlr. Les combats, qui ont fait fuir plusieurs centaines de familles, ont sévi dans les localités de Bushale et Kashinabada, à 35 kilomètres environ à l'est de Mwenga. Selon le colonel Delphin Kaymbi, commandant des opérations de l'offensive Kimya II au Sud-Kivu, le bilan des affrontements s'élèverait à 14 rebelles tués. Outre la conquête de Kashindabada, considérée la base militaire la plus importante des Fdlr au Sud-Kivu, les soldats ont récupéré des armes, des véhicules et du matériel de guerre. (ADL/CN)