République Démocratique du Congo - Plan d’Action Humanitaire Revue à mi-parcours 2013

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 04 Jul 2013

1. RESUME EXECUTIF

Depuis le début de l’année, la situation humanitaire est demeurée globalement préoccupante en République Démocratique du Congo (RDC). Trois faits majeurs ont marqué l’évolution du contexte socio-politique et sécuritaire ayant des répercussions humanitaires.

D’abord, la crise consécutive aux affrontements entre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), dans la province du Nord Kivu où des nouveaux accrochages en mai ont contraint plus de 120 000 personnes à se déplacer, augmentant le nombre total de déplacés dans cette province à 920 784. Ces affrontements ont commencé au dernier trimestre 2012 et se sont poursuivis au cours du premier semestre, bien que ponctués par des initiatives sous-régionales et internationales pour trouver une solution négociée à cette crise. Un Accord Cadre de Paix, de Sécurité et de Coopération pour la RDC et la région des Grands Lacs a été signé en février 2013. Afin d’apporter un soutien à l’application de cet accord, une brigade d’intervention, avec des capacités offensives, a été mise sur pied au sein de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), et devrait être opérationnelle dès le mois de juillet. Les Coordonnateurs Humanitaires de la sous-région des Grands Lacs se sont réunis en mai pour anticiper les conséquences transfrontalières éventuelles et s’entendre sur les scénarios probables à court et à moyen terme.

Dans la province du Katanga, la situation humanitaire continue à se dégrader suite à l’activisme des groupes Mayi Mayi Gédéon et Kata Katanga. Le pôle humanitaire s’étend désormais du Nord-Katanga (District du Tanganyika) vers le centre de la province dans les territoires de Pweto,
Manono et Mitwaba. Le nombre de personnes déplacées dans cette province est passé de 316 000 en janvier à 353 000 au 30 avril, ce qui représente une augmentation d’environ 12%.

Par ailleurs, environ 39 000 réfugiés centrafricains — fuyant la situation qui a prévalu à Bangui suite à l’accession au pouvoir du gouvernement actuel — se sont exilés dans la province de l’Equateur et en Province Orientale.

Ces nouveaux faits ont amené les Clusters Santé et Education, ainsi que le groupe Assistance Multisectorielle aux besoins spécifiques des réfugiés, à augmenter leurs cibles respectivement de 0.95%, 4% et 28%, alors que les autres clusters ont maintenu leurs chiffres initiaux de planification. En revanche, l’Equipe Humanitaire Pays a demandé aux clusters qui ont augmenté leurs cibles à mi-parcours de recentrer les priorités de leurs secteurs de manière à prendre en compte, dans leurs budgets initiaux, les nouveaux besoins identifiés. L’Equipe Humanitaire Pays, avec le soutien des clusters, reste alerte pour suivre la situation de manière à pouvoir faire éventuellement des appels de fonds spécifiques en cours d’année si nécessaire.

Le budget de l’appel initial de USD$ 892 643 9701 reste donc inchangé à mi-parcours.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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