Note pour les Médias N°56: Ouverture à Kinshasa de l’atelier de revue par les pairs des rapports de situation annuels des pays de l’Afrique centrale pour l’année 2012.

Report
from World Health Organization
Published on 02 May 2013

L’ atelier de Revue par les Pairs des Rapports de situation annuels pour l’année 2012 a été ouvert aujourd’hui en la salle de conférence de l’OMS par le Secrétaire général à la Santé Publique, le Dr Pierre Lokadi Otete Opetha, en présence des Représentants de l’OMS et de l’UNICEF en RDC et de nombreux participants des pays concernés, à savoir: Angola, Burundi, Cameroun, Congo, République Centrafricaine (RCA), République Démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé-et-Principe et Tchad.

Cette rencontre de trois jours - du 02 au 04 mai 2013 - “est une opportunité donnée aux pays pour améliorer la qualité des documents à soumettre dans le cadre de l’appui de GAVI-Alliance aux pays éligibles pour qu’ils accèdent aux ressources additionnelles en vue de renforcer leurs systèmes de santé et de permettre l’introduction de nouveaux vaccins ainsi que l’appui aux organisations de la société civile”, a indiqué le Secrétaire général, parlant au nom du Ministre de la Santé Publique empêché.

Au cours de ces travaux de fi nalisation des rapports de situation, il est attendu que a) les forces et faiblesses desdits rapports à GAVI soient identifi ées, b) des améliorations soient apportées à la qualité des documents au travers des propositions des pairs et c) un chronogramme pour l’adoption du Rapport de situation annuel (RSA) par les membres des différents comités et la signature des autorités nationales soit mis en oeuvre.

Il y a lieu de rappeler qu’à ce jour, l’Afrique sub-saharienne est la partie du monde abritant le plus grand nombre de pays dont les couvertures DTC3 demeurent encore inférieures à 90%. “Cette contre-performance est imputable à plusieurs facteurs dont entre autres le coût excessivement élevé de certains vaccins, l’insuffi sance ou l’inadaptation des moyens logistiques pour rapprocher les vaccins de tous les enfants, la faible perception de certains parents de l’importance de la vaccination”, a souligné le Dr Joseph Waogodo Caboré, Représentant de l’OMS en RDC dans une allocution prononcée au nom des partenaires du Comité de Coordination Interagence. Selon lui, plusieurs initiatives visant à aider les pays à atteindre cet objectif ont déjà vu le jour, le dernier en date étant celui du plan d’action mondial pour les vaccins et la vaccination couvrant la période 2011-2020.

Les différents partenaires qui apportent leur appui technique et fi nancier aux pays éligibles considèrent la vaccination comme une opportunité privilégiée pour renforcer les soins de santé primaires, avec le district sanitaire comme réceptacle au sein du système de santé. “Nous ne vaccinons pas pour nos enfants d’aujourd’hui seulement. Nous vaccinons aussi pour protéger le futur, en d’autres termes, pour sauver nos petits-enfants, et les futurs petits enfants de ceux-ci. C’est pour cela que nous avons besoin d’un système de santé fort, capable d’assurer cette durabilité, cette vision systémique à long terme”, a insisté le Dr Caboré.

Dans le même temps, les participants venus de la sous-région de l’Afrique centrale - avec l’appui des experts de l’OMS, l’UNICEF, l’USAID, l’AMP, l’OOAC, Sabine Vaccine Institute, la Fondation Bill & Melinda Gates - ont été appelés à faire de la recherche de la qualité des données produites par leurs pays comme le meilleur outil de travail pour améliorer la redevabilité des Etats concernés à l’endroit des bailleurs des fonds.