Nord-Kivu : De nouveaux combats entre l'armée nationale et le M23 dans la périphérie de Goma - Flash Update du 23 août 2013

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 23 Aug 2013

Contexte et faits majeurs

Depuis le 21 août, les combats ont repris dans la périphérie de Goma, principalement dans la zone de Kibati, située à environ 15 km au nord-ouest du chef-lieu de la Province du Nord-Kivu, en Territoire de Nyiragongo. Les affrontements opposent les Forces armées de la RDC (FARDC) au groupe armé Mouvement du 23 mars (M23). Les combats se poursuivaient encore ce 23 août. Il s’agit d’une troisième confrontation entre ces deux belligérants depuis les combats du mois de novembre 2012, qui avaient mené à la chute de Goma et au déplacement de dizaines de milliers de personnes.

Selon les premières estimations, ces affrontements n’ont pas entrainé d’importants déplacements de population car la zone s’était déjà vidée de la majorité de sa population lors des affrontements de mai et juillet vers la ville de Goma et des sites environnants. En mai de cette année, quelque 5 000 personnes déplacés internes s’étaient retrouvées dans les camps et sites des déplacés dans la périphérie de Goma. Du 14 au 23 juillet, d’autres combats avaient également poussé près de 4 000 personnes vers les camps et sites de déplacés dans la périphérie de Goma. Tous ces déplacés s’ajoutent aux dizaines de milliers de personnes déplacées lors des affrontements de novembre 2012.

Le 22 août, des obus tirés à partir d’une position du M23 sont tombés dans la zone de Munigi et Kanyaruchinya ainsi que dans trois quartiers de la ville de Goma, touchant des habitations et faisant, selon les premiers rapports, une vingtaine de blessés et une dizaine de morts.

Conséquences humanitaires

  • Pour l’instant, il n’y a pas d’importants mouvements de population signalés ni a l’intérieur de la province, ni à au-delà de la frontière avec le Ruanda, étant donné que la plupart des personnes avait déjà quitté la zone des combats lors des affrontements précédents aux mois de mai et de juillet derniers et se retrouve encore dans le site de déplacement.

Besoins et réponses humanitaires d’urgence

  • Une vingtaine de personnes blessées est actuellement internée dans les structures médicales à Goma.
  • Le Gouvernement provincial s’est engagé à prendre en charge les soins médicaux et les rations alimentaires des personnes blessées ainsi que les frais des obsèques des personnes décédées.
  • Trois salles de classes d’une école du quartier Virunga à Goma ont été détruites, à une dizaine de jours de la rentrée scolaire.
  • Des tirs d’obus dans les zones habitées constituent une violation du Droit international humanitaire. Il y a donc nécessité de mener un plaidoyer envers les parties au conflit afin de mettre la population à l’abri.
UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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