L’option politique doit aider à mettre fin à la guerre

Goma, 6 septembre 2013 - « L’option politique doit aider à mettre fin à la guerre et aux atrocités au Nord-Kivu et permettre de trouver une solution durable à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo » : déclaration conjointe au sortir d’une conférence de presse à Goma ce vendredi 6 septembre de l’Envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, du Représentant spécial de l’Union Africaine, Boubacar Diarra, du Coordonnateur principal de l’Union Européenne, Koen Vervaeke, de l’Envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs et la RD Congo, Russ Feingold, et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RD Congo, Martin Kobler.

Les membres de cette importante délégation revenaient de Kampala en Ouganda où ils avaient assisté au sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la région des grands-lacs sur la RD Congo. Tous sont unanimes à dire que la communauté internationale, à travers leur présence à ce sommet, a voulu exprimer sa solidarité avec la RD Congo pour l’aider à sortir définitivement de plusieurs années de guerre. Ils ont tous appelé, conformément aux discussions de Kampala, le M23 à déposer les armes et à aller à la table de négociation, même si l’option militaire reste toujours sur la table. Mme Robinson, l’Envoyée spéciale de l’ONU, a tenu à préciser que le principe de la tolérance zéro contre l’impunité sera respecté. Il n’y aura ni Amnesty, ni intégration dans l’armée ou dans les institutions politiques pour ceux du M23 qui auront commis des crimes graves. Une position soutenue par l’ensemble des Envoyés spéciaux et Représentants à cette rencontre.

Sy Koumbo/ MONUSCO