Flash update LRA au 7 février 2014

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 07 Feb 2014

Dans les Uele : La LRA, peut-être moins active, mais toujours capable de nuire. Tueries et enlèvements en augmentation de 2012 à 2013

Contexte et faits majeurs

Malgré l’absence de massacres à grande échelle depuis 2011, l’Armée de résistance du seigneur (LRA) garde toujours sa capacité de nuisance dans le Haut-Uele et le Bas-Uele (HUBU). Le nombre de personnes tuées est passé de 24 en 2012 à 36 en 2013, soit une augmentation de 50 %. Le nombre d’enlèvements en 2013 a également connu un accroissement de 37 % : Au cours de l’année 2013, l’on a enregistré 180 personnes prises en otage contre 131, l’année d’avant. Enfin, l’on a noté que les périodes durant lesquelles la LRA avait intensifié son activisme se sont situées entre févriermars 2013 (29 attaques et 8 tueries) et octobre-novembre 2013 (25 attaques pour 7 tueries), ce qui peut être lié au retour d’éléments LRA depuis la République centrafricaine (RCA) et/ou en représailles aux opérations lancées contre eux par la Regional Task Force (RTF), selon plusieurs observateurs.

Les analyses selon lesquelles la LRA serait en train de disparaitre peuvent être aussi bien fondées que remises en question, comme le montre l'histoire de ce mouvement, à travers le graphique ci-contre.
Il est clair que le modus operandi de la LRA a changé, en ce sens que le groupe attaque plus pour la survie que pour tuer. Le niveau d’atrocité d’antan a considérablement baissé.

Toutefois, les populations ne sont toujours pas à l'abri de ce phénomène et leur protection est en danger. La LRA, quoique diminuée en effectif, coupée de certains principaux leaders, manque de matériels logistiques, doit faire l’objet de beaucoup d’attention. La LRA survit sur le dos des populations civiles.

Les mouvements de retour des personnes déplacées se poursuivent de façon graduelle comme au cours des dernières années. Cependant, l’activisme continu de la LRA risque d’empêcher un retour plus massif. Les besoins des populations, déplacées ou retournées restent en tout cas importants.

Conséquences humanitaires

Au regard de cette situation, il y a lieu d’encourager la présence humanitaire dans cette zone où l’on a assisté malheureusement, depuis janvier 2013 jusqu’à ce jour à un départ massif des organisations non gouvernementales internationales (de 18 à 7 maintenant). Aujourd’hui, les capacités sont très limitées en termes de réponse aux besoins actuels.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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