Flash update ALPCU à Aru au 27 novembre 2013

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 27 Nov 2013

Aru: Une « Armée de Libération du peuple congolais uni » pousse des milliers de personnes au déplacement et à l’exil.

Contexte et faits majeurs

L’Armée de Libération du peuple congolais uni est le nom d’un groupe armé né dans le territoire d’Aru.

Partant d’une argumentation communautaire afin d'obtenir la reconnaissance de ses droits, ce groupe armé commet, depuis Aout 2013, des exactions allant des incendies de cases, en passant par les enlèvements, les pillages, les enrôlements forcés jusqu’aux tueries. Les vraies intentions de ce groupe ne sont pas bien connues, à l’image de la confusion qui règne autour de ses appellations. Il est tantôt FDPLO, tantôt M18, soit ALPC, soit ALPCU.

Conséquences humanitaires

L’activisme de l’Armée de libération du peuple congolais uni (ALPCU) a déjà causé près de 10 000 déplacements internes et poussé plus de 10 000 personnes à se refugier en Ouganda et au Soudan du sud.

Les jeunes du territoire d’Aru ont décidé de s'exiler en Ouganda et au Soudan du Sud et vivent dans la précarité. Ils craignent d’être accusés de complicité avec l'ennemi par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), d’une part et de refus de collaborer ou de résister pour l'intérêt communautaire par l’Armée de libération du peuple congolais uni (ALPCU), d’autre part.

Le 25 novembre 2013, aux environs de 8 heures du matin, 6 éléments armés de l’APLCU ont fait incursion dans la localité d’Unyaku (37 km Nord d’Ingbokolo, groupement Rumu, en chefferie de Kakwa, au nord du territoire d’Aru) et ont enlevé 5 personnes dont 3 hommes et 2 femmes qui récoltaient des vivres dans leur champ. Deux semaines auparavant, trois éléments de ce groupe avaient enlevé un homme de 31 ans au quartier Kiakumiri, à Ingbokolo. La victime qui revenait d’un marché hebdomadaire au Soudan du Sud avait été dépouillée de ses biens personnels dont une somme de $3000 USD et plus de 2000 Pounds avant d’être relâchée le lendemain, dans un endroit isolé.

Les groupes armés continuent de naître et de commettre des exactions dans l’Est de la RD Congo, malgré la mise en place de la Brigade d’intervention des Nations Unies, par la Résolution 2098, chargée de « neutraliser » et de désarmer les groupes armés menaçant l’autorité de l’État et la sécurité des civils dans l’est de la RDC.

Le 26 novembre 2013, au cours d’une conférence de presse marquant la fin de son séjour à Bunia, en Province Orientale, le Président Joseph Kabila a déclaré « Maintenant nous devons rétablir l’autorité de l’Etat par la force ». La veille déjà, alors qu’il est allé «compatir aux souffrances» des déplacés de Lagabo (30 km S de Bunia), le Président a demandé à « «ceux qui ont des parents dans les rangs de ces groupes armés de les persuader à les quitter» et «d’aider les FARDC à mettre fin à l’activisme des groupes armés».

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

To learn more about OCHA's activities, please visit http://unocha.org/.