Ebola : acheminer l'aide au coeur de l'épidémie

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from World Food Programme, Logistics Cluster
Published on 05 Jun 2017 View Original

En réponse à l’apparition du virus Ebola dans le Bas-Uélé, les acteurs humanitaires doivent accéder aux populations touchées par l’épidémie au plus vite et transporter du matériel ainsi que des produits médicaux frigorifiés dans des conditions d’accès particulièrement complexes. Le Cluster Logistique facilite cette réponse en appuyant la coordination logistique sous la direction du Ministère de la Santé publique et de l’OMS.

Pour parvenir aux populations exposées au virus Ebola, les acteurs humanitaires doivent accéder au village de Likati et ses environs, une zone isolée autour d’une forêt dense et humide

Pour faire face à la crise, une réponse aérienne a d’abord été mise en place grâce aux avions et hélicoptères UNHAS (opéré par l’OMS), MONUSCO et Echo Flight. Le matériel a été acheminé en avion par Echo Flight de Goma et Kinshasa à Kisangani puis de Kisangani à Buta et Likati en Hélicoptère UNHAS et MONUSCO. Assurer l’approvisionnement en carburant des hélicoptères est un défi colossal car les appareils doivent parcourir de très longue distance avec des bases d’approvisionnement particulièrement limitée.

Les vols ont déjà permis d’acheminer une grande quantité de personnel, d’intrants, de matériel, de kits médical et aussi de motos pour les organisations prenant part à la réponse telles que l’OMS, UNICEF, Médecins Sans Frontières et the Alliance for international Medical Action (ALIMA). ALIMA a ainsi pu déplacer plus de trois tonnes de matériel médical et logistique grâce au soutien héliporté.

Du fait de la contrainte de temps et de l’urgence médicale les organisations ont également dû mettre sur pied des convois par la route. L’ONG ALIMA a ainsi procédé à l’approvisionnement des zones de santé de Banalia et Thospo non loin du village de Bangbo en intrants médicaux et logistiques par les routes, utilisant successivement des véhicules 4x4 et des motos. Les conditions des routes sont particulièrement difficiles, pour la plupart praticables uniquement par vélo ou moto.

Le responsable logistique d’ALIMA témoigne : « il faut un jour et demi pour effectuer les 160 km qui séparent Banalia de Bangbo, accessible uniquement par moto via un sentier puis par pirogue pour traverser la rivière Arwimi. Le déploiement du matériel et du personnel se fait principalement en moto : la traversée des ponts de fortune, parfois constitués de deux troncs d’arbres, est impossible par voiture. »