Bulletin humanitaire provincial : Province du Sud-Kivu, RD Congo - juillet 2014

FAITS SAILLANTS

  • Grâce au plaidoyer des humanitaires, les élèves déplacés du Sud-Kivu valident leur année scolaire

  • Des affrontements armés déplacent plus de 7 000 personnes et entravent le déroulement de l’assistance

  • Plus de 18 000 personnes vaccinées contre la rougeole.

Quoique déplacés, des milliers d'élèves voient leur année scolaire validée Les déplacements causés par l'insécurité dans différentes régions du Sud-Kivu sont particulièrement dommageables à l'éducation des enfants. L'insécurité dans la province a empêché plus de 166 000 enfants d’aller à l’école de janvier à juin 2014, période clôturant l'année scolaire écoulée, d’après les acteurs humanitaires du secteur éducation.

Souvent, les écoles ferment suite aux affrontements ou exactions commises par les groupes armés et les enfants n'ont pas toujours accès aux écoles ou à des cours de rattrapage dans les localités de déplacement faute de ressources financières ou de capacités d’accueil. C'est le cas, par exemple, des enfants ayant fui le massacre de Mutarule du 6 juin, dans la Plaine de la Ruzizi (Territoire d’Uvira), où plus de 35 personnes appartenant à l'une des communautés ont été tuées durant une attaque armée provoquant le déplacement de plus de 8 000 personnes. Les élèves n’ont pas pu se rendre à l'école dans les localités de déplacement et aucune école d’urgence n'a été mise en place, l’année se terminant quelques jours après.

Le Territoire de Shabunda a connu également de nombreux déplacements liés au contexte d'insécurité causé par l’activisme des groupes armés Raïya Mutomboki (RM). Sur l'axe Kolula-Mulungu, à l'est du Territoire de Shabunda, 6 écoles primaires ont été pillées et le personnel éducatif a fui dans les mangene, refuges dans la forêt, avec le reste de la population suite aux opérations de l'armée congolaise (FARDC) contre les RM au mois d'avril. Dans le cadre de ces opérations, les FARDC ont également occupé deux écoles à Mulungu pendant plusieurs jours et le bois de l'école a été utilisé comme bois de chauffe. Malgré l'amélioration des conditions de sécurité suite au retour des FARDC à Mulungu, la vulnérabilité accrue des familles demeure une difficulté majeure, rendant donc difficile le paiement des frais de scolarité.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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