Bulletin d'Information Humanitaire - Province Orientale N° 19/14, 28 mai 2014

Faits saillants

  • L’instabilité dans le sud Irumu oblige les populations civiles à se déplacer.
  • Lancement du RRMP5 : Le volet Education n’est pas pris en compte à cause des restrictions budgétaires.
  • La Zone de santé de Yahuma manque de partenaire pour la prise en charge des cas de typhoïde.

Contexte général
Les populations civiles du sud Irumu, dans le District de l’Ituri, sont toujours prises au piège de l’instabilité et de l’activisme des miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI). Ces derniers continuent à commettre des exactions graves contre les civils, notamment les pillages, les viols et les attaques indiscriminées contre les villageois. Selon des sources locales, entre le 16 et le 19 mai, environ 1 600 personnes déplacées, affectées par trois attaques de FRPI contre les villages de Maga et d’Arava, seraient arrivées dans les villages proches de Bukiringi (environ 85 km sud-ouest de Bunia). Par ailleurs, des informations font état de plus en plus des cas de torture et de tuerie ciblés à l’encontre des autorités coutumières, accusées par des miliciens de « collaborer » avec les FARDC.

Mouvement de population
Les populations des villages Blukwa (environ 78 km au nord de Bunia, Territoire de Djugu dans le District de l’Ituri) et Sekeseke ont fui leurs villages depuis le 22 mai pour se réfugier dans le village de Largu. Ce déplacement préventif dont on ne connaît pas encore l’effectif est consécutif à l’attaque à armes blanches par des membres de la communauté lendu. Par crainte d’éventuelles représailles des membres de la communauté hema, les habitants de trois localités de la chefferie de Walendu Pitsi, notamment Pili, D’zudda et Ladhedjo ont fui vers le groupement Laudjo de la même chefferie. Dans cette zone marquée par la faible présence des forces de sécurité, on rapporte une récurrence des problèmes fonciers qui dégénèrent souvent en conflits intercommunautaires. Ces conflits débouchent souvent sur des règlements de compte, des déplacements forcés de populations ainsi que des destructions des maisons et autres infrastructures sociales (écoles, structures sanitaires, marchés). Une forte implication de l’Etat dans le règlement de la question foncière et un soutien des bailleurs aux programmes de médiation des conflits fonciers pourraient aider à améliorer la protection des communautés affectées. Entre 1998 et 2003, les questions foncières avaient été à la base des affrontements intercommunautaires qui avaient causé la mort d’environ 50 000 personnes et un déplacement massif de population en Ituri.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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