Bulletin d'Information Humanitaire - Province du Nord-Kivu N°21/14, 8 juillet 2014

Faits saillants

  • Près de 20 000 personnes déplacées suite aux opérations militaires contre des groupes armés dans le Territoire de Walikale.

  • Plus de 51 000 personnes déplacées et autres vulnérables assistées en vivres.

Contexte général

Dans le Territoire de Walikale, environ 20 000 personnes ont été contraints à se déplacer depuis le 1er juillet des localités de Kibua, Mera, Kasika, Binyampuri et autres dans la foulée suite aux opérations militaires de l’armée nationale (FARDC) contre des groupes armés à partir de Kibua, localité située à environ 84 km au nord-est de Walikale Centre.

Ces opérations surviennent après la reprise, le 20 juin, d’affrontements lancés par les FARDC dans les localités voisines de Mungazi, Miba, Ishunga et Kibua. Avec l’appui logistique de la Brigade d’intervention de la MONUSCO (FIB), les FARDC contrôlaient, à la date du 4 juillet, tous les villages situés entre Walikale Centre et Kashebere, à 110 km à l’est. Une accalmie relative y est observée et le mouvement d'arrivée des déplacés s'est relativement stabilisé. A Walikale Centre, 827 ménages ont été recensés par le comité local chargé des mouvements de population et par la société civile. Le recensement se poursuit dans d’autres quartiers du chef lieu de ce territoire.

Hébergés en familles d'accueil, les déplacés bénéficient d'une prise en charge gratuite des soins médicaux dans les structures appuyées par les partenaires humanitaires (IMC et MSF).
Aucune autre assistance n'a encore été fournie depuis le début de cette crise.

La présence de près de 8 000 personnes déplacés est rapportée dans la zone de Kaynama (nord du Territoire de Beni) par des sources locales du groupement de Kaynama. Arrivés depuis le 20 mai, ces ménages proviennent des localités de Kpele, Bango, Kpolou, Malundi, Vudaki, Misongo, Kamuvuyu et Mangusele et ont fui des affrontements qui ont opposé les FARDC aux groupe armé Allied Democratic Forces (ADF). Ces déplacés éprouvent des besoins humanitaires multiples. Le centre de santé local qui fonctionne par un système d’auto financement est en rupture de stock de médicaments; une forte fréquence de certaines pathologies sont signalées dans cette zone notamment le paludisme, des diarrhées, des Infections respiratoires aigües (IRA) et des cas de violences sexuelles. Le centre de santé est dépourvu de kit PEP pour la prise en charge des survivantes de violences sexuelles.

Au sud Lubero, la présence de plus de 1 600 ménages déplacés a été rapportée dans certaines localités. La plupart de ces ménages fuient la zone de Fatua (ouest de Lubero) suite aux affrontements récurrents entre groupes armés Nduma Defence of Congo (NDC) et Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ainsi, ces ménages sont enregistrés à Alimbongo (412 ménages), à Makoko (723 ménages) après actualisation de chiffres des déplacés dans cette contrée par Solidarités International (SI), partenaire du programme de Réponse rapide aux mouvements de population (RRMP). D’autres déplacés ont été enregistrés à Luofu, à Bingi, Mbwavinwa et à Kamandi, au sud-est (508 ménages). Une partie de déplacés de Kamandi provient de la localité de Ndwali (sud-est) après avoir été déguerpis par l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN). Solidarités international envisage une évaluation des besoins humanitaire de ces déplacés

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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