30,5 millions de dollars nécessaires pour soutenir l’assistance humanitaire au Nord-Kivu

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 17 Jan 2013

(Goma/Genève, 17 janvier 2013): Les organisations humanitaires internationales et nationales demandent 30 millions de dollars américains pour couvrir les besoins humanitaires durant les prochains six mois dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le «Plan d’assistance du Nord Kivu» a pour but d’aider quelques 590 000 personnes après les violences qui ont touché la province à la fin de l’année 2012 et couvre aussi bien les besoins d’urgence que de réhabilitation. «Le Plan d’assistance du Nord-Kivu est notre réponse aux pertes et souffrances endurées par des milliers de personnes ces derniers mois. Nous voulons répondre immédiatement aux besoins les plus élémentaires des familles tout en restaurant leurs moyens de subsistance», a déclaré Barbara Shenstone, Chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RDC. Ce plan fait partie d’un appel national de 892 millions de dollars qui sera lancé dans quelques semaines à Kinshasa.

Ce plan, d’une durée de six mois, initié en décembre, répond aux besoins d’urgence et de réhabilitation à Goma et dans les territoires voisins de Masisi Centre et Kitchanga, les plus touchés par les récentes violences. La première phase vise à fournir une aide d'urgence pour tous les camps et sites de déplacés à travers des distributions générales d'aide, tout en favorisant le retour et l'évacuation des bâtiments publics. Les agences humanitaires fourniront par la suite une assistance aux populations retournées dans leurs milieux d’origine pour qu'elles reconstruisent leurs vies. Dans une troisième étape, les organisations humanitaires étudieront les solutions pour fournir une assistance plus complète aux personnes déplacées qui ont décidé de rester dans les camps et les sites.

Dans de nombreux camps et sites, l'eau potable est rare, ce qui a largement contribué à l’éclosion du choléra et d'autres maladies d'origine hydrique, contraignant les humanitaires à faire de la réhabilitation des infrastructures d’eau et d’assainissement une priorité. Le secteur de la santé cherche à réhabiliter les dispensaires et centres de santé, ainsi qu’à reconstituer les stocks de médicaments pillés. Une poignée de cliniques mobiles est en service à Goma.

Les agences humanitaires estiment qu'au cours de prochains mois, environ 320 000 personnes auront besoin d’aide agricole. Environ 13 000 enfants auront besoin d’une alimentation particulière pour lutter contre la malnutrition. Près de 300 écoles devront être réhabilitées pendant que 240 000 enfants auront besoin, entre autres, de cours de rattrapage, de matériel scolaire ainsi que d’activités psychosociales et récréatives pour atténuer les récents traumatismes.

Le plan d'assistance met également un accent sur la sécurité et la protection des civils, un domaine primordial pour la communauté humanitaire. Alors que les affrontements entre les combattants M-23 et l'armée congolaise ont diminué, l’insécurité demeure due notamment à une circulation à grande échelle d’armes, aux combats entre l’armée et d'autres milices armées, ainsi qu’aux tensions intercommunautaires.

«Bien que la situation à Goma reste calme mais tendue, de nouveaux déplacements ont lieu quotidiennement dans d’autres zones du Nord-Kivu, avec des milliers d’autres personnes en quête de sécurité dans la province voisine du Sud-Kivu. Nombreux sont ceux qui risquent de mourir, de se blesser ou d’être recrutés de force ou abusés et notamment les enfants. Nous demandons à toutes les parties au conflit de protéger les civils et de respecter le droit international, afin que les humanitaires continuent à accéder aux personnes touchées et à les assister», a déclaré Barbara Beintein, représentante de l'UNICEF en RDC.

Le succès de ce plan dépend en grande partie d’un «climat sécuritaire sans violence et propice à la fourniture de l'aide», a dit Barbara Shenstone, ajoutant que toute dégradation de la situation sécuritaire serait « un sérieux coup aux efforts humanitaires».

Depuis avril 2012, environ 500 000 personnes ont été déplacées à cause du seul activisme du M-23, dont 150 000 depuis les violents combats qui ont eu lieu à la mi-Novembre. Aujourd'hui, le Nord-Kivu abrite environ 914 000 personnes déplacées, la plus importante concentration de population déplacée interne du pays.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:

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