Le président Ali Bongo Ondimba visite la zone du drame de Mpila
Avant de reprendre l’avion à l’aéroport international Maya-Maya, le premier citoyen gabonais a exprimé sa compassion au gouvernement et au peuple congolais.
«Naturellement, nous avons souhaité que les Gabonais soient au côté de leurs frères congolais pour essayer d’apporter les solutions et l’assistance à cette catastrophe. Toutes les images que nous avons vues à la télévision ne peuvent pas refléter l’émotion ressentie sur place. Aujourd’hui, je suis allé constater ce spectacle désarroi comme une ville qui venait de subir un bombardement. C’était vraiment frappant plus que n’importe quel moment», a-t-il déclaré.
A l’instar des autres pays d’Afrique, le Gabon a apporté une assistance au gouvernement congolais dans la gestion de la catastrophe de Mpila. Il avait dépêché une équipe médicale à Brazzaville et fait un don de médicaments aux autorités congolaises.
Pour sa part, le président Sassou N’Guesso a souligné l’appui des pays africains au gouvernement et au peuple congolais au lendemain de la tragédie. Il a insisté sur le fait que l’Afrique prenait désormais son destin en main.
«Pour nous, c’est un grand honneur, un soutien que le président Ali Bongo Ondimba soit venu sur le terrain du désastre comme le président en exercice de l’Union africaine (UA) Thomas Yayi Boni. Face à ce désastre, notre peuple a bénéficié de la solidarité de toute l’Afrique, de la Méditerranée jusqu’au Cap. En Afrique centrale, tous les gouvernements se sont mobilisés. Aujourd’hui, je crois que c’est un geste de solidarité plus fort, c’est un réconfort», a indiqué le chef de l’Etat congolais, ajoutant qu’il y a encore beaucoup de travail à faire sur le terrain.
Situé au nord-ouest de Brazzaville, le site de la Cité des 17 compte 352 tentes familiales abritant 1488 personnes soit 335 familles. Les sinistrés ont saisi l’opportunité pour informer le chef de l’Etat congolais des problèmes auxquels ils sont confrontés, notamment la nutrition, la prise en charge sanitaire, les difficultés de déplacement.
Le drame de Mpila a fait près de 300 morts, environ 2500 blessés, 17000 sans abris et d’importants dégâts matériels.
Christian Brice Elion













